Aujourd’hui je reçois Lucie Colin, graphiste eco-responsable depuis 2019.
Lucie nous ouvre les coulisses de son entreprise en toute transparence. Elle nous racontera comment l’entrepreneuriat est venu à elle un peu par hasard mais à quel point finalement, le hasard a bien fait les choses pour l’introvertie qu’elle est et comment elle a pu créer une façon de travailler qui lui ressemble.
On a aussi parlé de cette fameuse période covid qui mine de rien a changé pas mal la donne, ainsi que les périodes de creux qu’elle a traversé et surtout, comment elle y a fait face.
Parce que oui, dans l’entrepreneuriat, rien n’est jamais acquis, mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut s’y préparer !
Bonjour Lucie, bienvenue sur le podcast Entreprendre Éthique. Merci d'avoir accepté mon invitation, je suis ravie de te recevoir. On va commencer très simple. Est ce que tu peux s'il te plaît, pour les personnes qui ne te connaissent pas, te présenter en quelques mots, nous dire un peu qui tu es, ce que tu fais.
Oui, bien sûr. Merci pour l'invitation. Donc moi c'est Lucie Colin. Je suis graphiste éco responsable depuis 2019, donc ça fait quatre ans et demi si je compte bien. Je suis indépendante depuis le début, je suis spécialisée en design éco responsable, donc je travaille de sorte à limiter l'impact environnemental de la communication que je produis. Je travaille essentiellement avec des entrepreneurs et entrepreneuses qui sont engagées dans des causes, qu'elles soient sociales, écologiques, inclusives, etc. Donc voilà des projets très variés, mais on aura l'occasion d'en reparler peut être un petit peu.
Est ce que tu te souviens de la toute première fois où tu as pensé à créer ton entreprise ?
C'est drôle parce que c'est pas l'idée ne vient pas de moi à la base. Moi j'ai jamais mais jamais envisagé de me mettre en indépendante. De façon générale, je me suis jamais projetée dans la vie professionnelle parce que j'avais la sensation que ma place était nulle part. Enfin, c'était hyper bizarre. J'arrivais pas du tout à me projeter dans un poste dans le salariat parce que ça impliquait beaucoup de choses qui sont compliquées à gérer au quotidien. Pour moi qui suis très introvertie, solitaire. J'ai un trouble de l'anxiété généralisée aussi, donc c'était pas du tout un quotidien qui me correspondait et en fait juste me mettre en indépendante, ça me passait pas du tout par la tête parce que je suis donc très introvertie etpour moi, c'était pas possible d'avoir autant de responsabilités sur les épaules, d'aller démarcher des gens. En fait, tout ce que ça impliquait, c'était effrayant. Donc j'ai jamais envisagé. Et en fait c'est à la fin de mes études, donc vraiment au dernier moment, à la fin de mon master, on avait la possibilité de faire un stage post diplôme que j'ai fait donc à Lille. C'est à ce moment là où je suis arrivée à Lille et mon maître de stage déjà avant même que je commence le stage, me disait ah ça t'intéresserait pas de te mettre en freelance ? Et moi j'étais là ? Ben non, ça fait peur. Et du coup, en fait, il m'a un peu, j'allais dire bassiné avec ça, mais c'était positif. Mais il m'a... Il a planté cette graine là dans ma tête et en fait j'ai fini par le faire effectivement, mais tout simplement parce que je continuais ma mission freelance en fait suite à mon stage avec eux et que eux étant deux indépendants, ne pouvaient pas m'embaucher autrement qu'en tant que freelance presta quoi. Donc ça s'est fait comme ça mais sinon je pense... Enfin, peut être que ça aurait fini par arriver, mais je pense que je l'aurais pas fait. En tout cas, pas du tout à ce moment là.
Et tu te souviens du moment où tu t'es dit : en fait pourquoi pas ? Qu'est-ce qui a fait que ça a basculé ?
Déjà parce que c'est pas forcément très facile de trouver un poste en tant que graphiste à la sortie des études. Donc je me suis dit on me propose quelque chose. C'était hyper cool. En fait, je bossais dans un atelier de signalétique et de design d'exposition, donc je m'occupais, avec eux, bien sûr, de la signalétique de lieux publics et de lieux privés aussi. Par ailleurs, je faisais du graphisme pour des expositions, des grosses expositions. Enfin c'était hyper intéressant et ça me plaisait de ouf. Et en fait ils me proposaient de continuer avec eux. Donc je me suis dit on me sert un truc sur un plateau, tu vois, c'est trop bien. Donc en fait, je me suis pas forcément trop posé la question parce que ça me plaisait ce que j'avais fait avec eux et que j'avais envie de continuer, que c'était un environnement qui était confortable pour moi, dans lequel je me sentais bien. On s'entendait bien, donc c'est plutôt ça qui a fait que je me suis dit OK, mais au départ, je pense que j'ai pas forcément envisagé de continuer une fois que ça se serait fini avec eux. En fait, j'avais pas forcément de vision sur du long terme en me disant moi je vais faire mes trucs de mon côté etc.
Et en fait, à ce moment là, je communiquais depuis assez longtemps sur Instagram, alors pas du tout comme maintenant. Parce que déjà à l'époque, c'était très différent sur Instagram, mais je partageais beaucoup d'illustrations à l'époque et j'ai mon compte qui a beaucoup évolué avec l'illustration. A l'origine, je dessinais quasiment tous les jours à cette période là, parce qu'en fait, c'était même si c'était un travail qui me plaisait, c'est pas un milieu où créativement, tu peux te permettre beaucoup d'extravagance, j'ai envie de dire. Et moi qui adore la couleur, les textures, m'amuser et tout, graphiquement, là c'était beaucoup plus institutionnel malgré tout. Donc j'avais besoin en fait d'exprimer ma créativité et donc je le faisais dans l'illustration. Et du coup je communiquais beaucoup sur Instagram avec mes illustrations. Et c'est à ce moment là, en fait, où j'ai eu mes premières demandes de personnes qui voulaient travailler avec moi pour des identités visuelles, etc. Et en fait je me suis dit bah nickel parce que je suis déjà déclarée. Donc en fait j'ai commencé comme ça, c'est des personnes qui sont venues vers moi par le biais de mes illustrations et mes premiers projets ont été ont été fait comme ça, avec des demandes qui arrivaient au fur et à mesure. Alors je le faisais en parallèle, en fait, du travail de freelance que j'avais parce que c'était une mission à temps plein. Donc ça s'est développé petit à petit. Et en fait, au fur et à mesure, je commençais à avoir de plus en plus de demandes. Moi je voulais pas dire non. Sauf qu'en fait, au bout d'un moment je peux pas me dédoubler, mon temps n'est pas extensible comme tout le monde donc du coup je me suis dit faut que je fasse un choix.
Et du coup c'est à ce moment là qu'on a convenu d'un mi temps où pas tout à fait un mi temps, je sais plus exactement, mais admettons. J'étais peut être trois jours par semaine avec eux et j'avais deux jours pour moi travailler sur mes projets à moi. Donc au bout d'un an, on a fait cette transition là et en fait ça s'est fait vraiment au fur et à mesure.
Ok, j'ai deux questions là, tout de suite. La première, c'est au départ, quand ils te disent Tu veux pas continuer à travailler pour nous. Est ce qu'il y a une durée ? Est ce qu'ils te disent on a encore besoin de toi pendant six mois par exemple ?
Non, enfin de mémoire. Non, je pense pas parce que en fait ils m'ont dit bah voilà, on voit ce que ça donne. Donc en fait on bossait ensemble et puis ça a duré. Je crois que si. Je crois que ce dont on avait convenu, c'était de se prévenir si moi, de mon côté, je voulais stopper ou que eux de leur côté voulaient stopper, je crois qu'on devait se prévenir genre quatre mois avant ou six mois avant.
Mais en fait eux ont une visibilité relative sur leur projet et ce qu'il va y avoir en terme de charge de travail parce que c'est des projets très longs, c'est pas du tout la même temporalité que le métier que je fais aujourd'hui. Donc du coup, ils avaient quand même voilà six mois peut être de visibilité et donc on se disait au fur et à mesure, on faisait des petits points genre voilà, bon bah voilà, on continue encore pendant six mois parce qu'on a de quoi te donner en taf. Donc il y avait ce truc là, mais en même temps il y a pas forcément de date limite de prévue. Et moi je sais pas en fait, soit j'étais un peu dans le déni, soit je me disais bah c'est bon en quatre mois de toute façon, au pire je peux pas anticiper de toute façon parce que je sais pas quand est ce que ça va arriver. Donc si jamais voilà, j'aurais chercher autre chose. Je sais que j'envisageais de faire un ...
Comment ça s'appelle ? Un service civique. Parce que j'étais jeune et donc je pouvais encore le faire. Et en fait, c'était un peu mon plan B. Si jamais ça s'arrêtait en fait, je me disais ben je ferai un service civique dans une asso ou quoi. Parce que voilà, j'avais envie aussi de faire ce truc là. C'est jamais arrivé du coup. Mais j'avais envisagé ce truc là au cas où.
Donc les personnes te disent peut être voilà, pour six mois, tu stressais pas trop de te dire mon dieu mais qu'est ce que je vais faire après ? Parce que tu nous as dit juste avant que tu t'y projetais pas dans le salariat et tu t'étais jamais imaginé non plus en freelance ou en indépendante, chercher des clients et tout. Est ce que du coup, à ce moment là tu commences à te dire Bah en fait peut être que ce sera ça ma carrière ?
Bah je sais assez flou hein, parce que quand même, ça fait un petit bout de temps et je commence à être une vieille personne. Mais euh, je pense que oui, ça me rassure de voir que j'ai des personnes qui viennent me chercher pour travailler avec elles. Je sais qu'il y a des plateformes qui sont en train, je crois, de se mettre en place. Je sais plus exactement si c'était vraiment installé déjà, mais tu vois, les plateformes comme Malt par exemple. Et en fait je me dis bon, au pire, je trouverai sûrement quelque chose, mais j'ai jamais envisagé, enfin je me suis jamais dit après ça va falloir que je trouve un travail en salariat. Je crois pas me l'être dit ou en tout cas je me disais pitié, je veux pas le faire parce que déjà en fait c'est super compliqué, c'est hyper bouché en terme de graphisme. Bon, j'aurais eu une petite expérience en terme de freelancing avec avec eux, mais s'il y a des postes, c'est des postes qui sont hyper compliqué à avoir parce que faut avoir trois ans d'expérience. Voilà, ceux qui sont graphistes sauront mais.
En fait ouais, je pense que le truc d'avoir des personnes qui venaient pour travailler avec moi me rassurait.
Du coup, la question que j'ai envie de te poser sur le fait que tu aies commencé à partager tes illustrations sur Instagram bien avant finalement la fin de tes études et tout ça, c'était quoi le but ? Enfin, tu faisais ça pour quoi ? Juste parce que ça t'amusait et que tu avais envie de partager ton travail. Ou derrière, il y avait quand même un truc de : Peut être que si je peux en vivre un jour, c'est cool.
En fait, pendant mes études, j'ai toujours partagé plus ou moins mon travail sur internet, dans le sens où j'avais eu des blogs, etc où je mettais... enfin c'était mon book en fait de graphiste. Donc c'était vraiment des trucs... Heureusement qu'aujourd'hui ça n'existe plus parce que je pense que j'aurais eu très honte. Et en fait, faut savoir que à deux reprises, j'ai tenté de lancer une petite boutique d'illustration Etsy etc. Et en fait, au deuxième échec, je me suis dit bon, clairement, ton truc il est pas là quoi, faut lâcher la rampe, c'est pas grave, tu as testé.
Mais du coup, enfin voilà, j'étais en étude, c'était vraiment très amateur etc. Donc je montrais en fait parce que ça me faisait kiffer de partager mes trucs sur Instagram. Je montrais aussi ce que je faisais à l'école quand j'étais en master, surtout mon projet de diplôme, la recherche que j'ai fait autour de tout ça. Il y a encore des choses aujourd'hui. Si il y en a qui ont la déter de descendre tout au fond de mon compte Instagram, vous pouvez voir à quoi ça ressemblait avant. Mais non, il n'y avait pas vraiment de but si ce n'est de pouvoir, je sais pas, partager ce que je faisais de mon côté. Tu vois, en terme d'illustration, on m'a posé énormément de fois la question de ah tu veux pas les imprimer ? C'est trop beau, J'aimerais trop en acheter. En fait, je me suis dit c'est bon, j'ai essayé deux fois de vendre des trucs, ça n'a pas marché, j'ai pas envie de retourner là dedans.
Tu vois, je faisais des fonds d'écran, des choses comme ça. Ou alors pendant le covid aussi. Pendant le confinement, je faisais des coloriages et je les partageais gratuitement dans ma newsletter. C'est là où j'avais fait ma newsletter de base. La première version de la newsletter, c'était pour partager mes coloriages, etc. Et des fonds d'écran et tout. Enfin des trucs un petit peu inédits de mes illustrations. Donc voilà. Mais non, en fait, j'avais lâché l'affaire bien avant en me disant bon, deux échecs, c'est pas la peine de te mettre face à un troisième. Et puis je voyais à quel point c'était un peu compliqué. Des personnes que je suivais aussi qui étaient dans l'illustration, donc j'avais pas le temps non plus. C'était un peu complexe, c'était pas une envie que j'avais particulièrement.
Okay. L'autre question que je me posais sur sur cette période, c'est : alors au début, t'es à 100 % avec tes anciens employeurs, là où tu as fait ton stage. Ça veut dire qu'ils te versent finalement un salaire qui te permet de vivre, t'as pas besoin de complément ?
Ouais, c'est ça en fait. On avait convenu d'un montant mensuel donc. Non d'un montant journalier. Donc du coup ça variait un minimum, mais ça variait quand même d'un mois à l'autre parce que tous les mois n'ont pas le même nombre de jours, etc. Ce qui me permettait de ne pas passer pour du salariat déguisé, parce que ça c'est quelque chose d'assez problématique et on avait peur de se faire un peu choper entre guillemets. Donc ça on faisait attention au début, mais effectivement j'avais un revenu journalier par rapport au nombre de jours où je travaillais avec eux. Et en fait quand je suis passé à mi temps pareil, c'est en fait le nombre de jours que je passais à l'atelier avec eux qui faisait mon revenu et mon chiffre d'affaires finalement mensuel, qui du coup s'est complété au fur et à mesure avec les autres petits projets que j'avais à côté.
Mais au départ, j'avais que ça et c'était suffisant. En plus, j'habitais dans un studio, je venais d'arriver à Lille. En fait, quand je suis arrivé à Lille, c'était pour quatre mois de base, c'était juste pour le stage, donc j'avais un tout petit studio et je devais partir normalement et je ne suis jamais parti comme dans Bienvenue chez les Chtis.
Et du coup, est ce que tu as attendu d'avoir assez de demandes pour te dire : en fait ça va, si je passe à mi temps, ça va être suffisant pour combler. Ou est ce que quand même tu prends un petit risque en te disant bon, je pense que si j'ai plus de temps, je vais pouvoir faire plus de projets et donc gagner plus d'argent. Comment tu gères cette transition ?
La transition, elle arrive parce que j'ai deux projets clients à moi seulement en parallèle et que je vois en fait que ça me prend énormément de temps, que je suis obligée d'y passer mes soirées, mes week ends et en fait c'est pas possible. Et c'est des personnes en local qui sont sur Lille. Et là je me dis si ça se passe bien, en fait, c'est des personnes qui sont susceptibles de me recommander. En plus, il y a une de mes premières clientes, elle a créé en fait une sorte d'agence à un moment donné où en fait, elle était un peu apporteuse d'affaires. Ça n'a pas duré très longtemps parce qu'elle est passée vite à autre chose. Mais enfin voilà, elle m'a apporté quand même un projet aussi et je me suis dit là, il me faut plus de temps parce que à l'instant T, de toute façon, j'en avais besoin et qu'en plus j'avais pas forcément beaucoup de visibilité. Donc en effet, c'était quand même une prise de risque. Mais à la fois c'était pas tout à fait un mi temps. Voilà, si je me souviens bien, c'était trois jours, deux jours, donc j'avais quand même un minimum pour vivre. Tu vois, je sais pas, je te dis n'importe quoi, mais si j'avais 900 €, ben voilà, j'avais les APL, la prime d'activité à côté, donc je pouvais joindre les deux bouts avec mon rythme de vie à moi, ça va. Et du coup en effet, j'avais pas beaucoup de visibilité donc je me suis dit on verra. Mais en fait le truc c'est que je me disais si j'ai pas de temps à mettre dans faire des projets déjà fictifs pour communiquer sur ce que je fais, un peu démarcher, réseauter... , ça va pas se développer. Et du coup, je me suis dit il faut que je prenne du temps pour communiquer, refaire mon site internet, tu vois des choses comme ça.
Donc j'avais quelques projets en cours, mais j'avais pas suffisamment de projets pour me dire ok, là c'est bon, c'est 100 % safe et j'aurai soit le même revenu, soit plus que ce que j'avais en temps plein. Et d'ailleurs ça a varié d'un mois à l'autre, mais c'est tout à fait normal. Si j'avais vu que c'était vraiment problématique, en fait, je leur aurais dit bah est ce qu'on peut repasser soit à quatre jours, soit cinq jours ? Et je pense que ça n'aurait pas posé problème. En fait, en parallèle, ils avaient pris des stagiaires à différents moments pour combler mon absence dans les périodes de rush un peu sur les concours et tout.
Mais voilà, en fait je me disais s'il y a besoin, si je vois que ça fonctionne pas, bah en fait je demanderais si on peut pas revenir à plus de taff avec eux.
Ok, donc toi tu avais quand même cette sécurité derrière qui t'as un peu poussée aussi.
Ah bah complètement. Non mais j'aurais pas eu ce revenu là de base, que ce soit à temps plein au début ou à mi temps après. Enfin, très honnêtement, je pense que je ne l'aurais jamais fait parce qu'en fait j'avais pas de chômage, j'ai jamais travaillé hors indépendante, vraiment jamais, jamais, jamais eu une fiche de salaire, j'ai jamais rien eu. Donc du coup je savais que je pouvais pas compter là dessus quoi.
Donc ça veut dire aussi que, au moment où tu demandes le mi temps, tu te dis aussi bah moi en fait, finalement j'ai envie de développer mon entreprise et mes projets à moi et pas rester juste sur la même mission avec le même employeur.
En fait de voir que c'est les personnes qui venaient d'elles mêmes, que c'était des projets qui étaient hyper intéressants... Le premier projet que j'ai fait, c'était sur une petite marque qui travaille avec des personnes en réinsertion, qui fait des créations textiles. J'ai eu un réseau féminin où il y avait en fait des talks pour partager des expériences de vie, etc. J'ai eu une boutique d'échange de vêtements aussi, donc il y avait quand même cette trame vraiment engagée que je trouvais hyper cool parce que je me suis dit bah bingo ! En fait, les gens ils viennent tout seuls, c'est trop bien. Donc je me disais finalement, c'est pas forcément à moi d'aller démarcher des chefs d'entreprise qui me font peur, d'appeler des gens, de faire des réunions dans un truc qui met pas à l'aise. Et en fait j'ai compris à ce moment là, parce que dans mon entourage, j'avais personne qui était indépendant ou indépendante, que c'était pas forcément comme ce que je pensais. Et du moment où j'ai compris qu'en fait, ça pouvait se faire dans un environnement bienveillant, avec des personnes avec qui il y a une certaine proximité... Bon, ça reste des clientes et des clients, mais en fait moi je voulais pas d'un truc trop formel. C'est un cas de figure où je me sens mal à l'aise et j'avais besoin de cette proximité. Et quand j'ai vu que c'était possible, là je me suis dit ah bah ça, ça peut me correspondre en fait.
Okay, je vois. Est ce que à ce moment là tu as trouvé, je sais pas, sur Instagram par exemple, des créateurices de contenu qui parlaient un peu d'entrepreneuriat, de marketing de contenu... Est ce que après tu t'es dit en fait je vais me renseigner quand même sur ce truc parce que ça a l'air de marcher et que je veux le développer ?
Ouais bah en fait il s'est passé un gros événement entre temps, c'est que le covid est arrivé. Moi, ma mission freelance au sein de l'atelier, ben je travaillais pour des structures publiques, des très très gros projets, euh des musées, etc... Donc voilà, des lieux qui reçoivent du public. Et en fait, à l'annonce du confinement, ma collègue m'appelle et me dit bah là, tout ferme en fait pour nous, tout ferme, tout est en pause parce que les musées ne peuvent plus recevoir, que les chantiers doivent s'arrêter, que enfin, voilà qu'on n'a aucune visibilité en fait de comment ça va se passer dans les prochains mois. Et elle me dit. Ben va falloir qu'on arrête parce que nous on a plus rien en fait qui se passe, on va pas pouvoir continuer.
Et faut savoir que moi, à ce moment là, j'étais sur un énorme projet avec le forum des sciences, sur un projet de malle pédagogique où j'avais plus de 280 cartes illustrées, des cartes de jeux, etc. Donc ça m'a pris vraiment une vie entière. J'ai passé mon confinement à faire ça et du coup, moi sur le coup, ça m'a soulagé. Je me suis dit bon ben nickel, je vais avoir beaucoup de temps à consacrer à ce projet là.
Et donc en fait, je le précise maintenant parce que ça de l'importance par rapport à ta question, mais c'est là où du coup, moi ça c'est stoppé sur ma mission freelance et où je suis passé à 100 % moi toute seule. Donc du coup, j'étais sur ce très très gros projet, avec bien sûr une très très belle rémunération.
Mais du coup, ce projet c'était du fait de ton ancien employeur ou c'était un truc que tu avais trouvé toute seule ?
C'était un truc qu'on avait fait avec une pote à moi avec qui j'étais en master, qui est venue à Lille aussi. Elle, elle est designer d'espace et en fait là, actuellement, on travaille encore ensemble sur un projet d'expo. Et en fait on avait répondu, je crois à une consultation ou un concours. Enfin, en fait, on faisait comme ça des choses de temps en temps. En parallèle aussi on participait à des concours, en fait des appels d'offres pour participer à des projets de signalétique notamment. Et là, on avait répondu à ce truc là et on avait été choisis. Et donc j'étais super contente. Et du coup, ça, pour le coup, ça n'avait rien à voir avec eux.
En revanche, auparavant, il m'avait transmis en fait un projet, une demande qu'il avait reçue pour une exposition avec le CNRS et où là, du coup, il m'avait un peu refilé le projet. C'était moi qui le gérais toute seule de mon côté. Mais en fait il m'avait recommandé auprès de la personne et cette personne là avait décidé de travailler avec moi. Donc par contre, voilà, j'ai eu ce projet là par leur intermédiaire on va dire. Mais les autres projets, c'était ouais, avec Laura, on répondait à des appels d'offres et on faisait des concours, on voyait si on été sélectionnées ou pas.
Et donc du coup, pour répondre à ta question sur tous les contenus entrepreneuriat, communication, marketing et tout, en fait, moi j'ai pas trop souvenir d'avoir connu ça avant le confinement, parce que tout simplement mon algorithme Instagram était très centré sur l'illustration. Donc en fait je me posais même pas la question, je savais même pas que ça existait. Et je sais plus par quel biais, peut être par des publicités ciblées, je pense que la première personne que j'ai découverte, c'est The Bboost. Et Tribu Indé. Et en fait j'ai poncé tous les épisodes de podcast d'Aline. Vraiment c'était un enfer parce qu'en fait je suis très monomaniaque dans la vie et là vraiment je suis tombé dans un gouffre infini de d'informations, de choses à apprendre, etc. J'ai énormément écouté de podcasts, j'ai énormément lu aussi de choses à ce niveau là. Et c'est là où j'ai découvert en fait vraiment l'entrepreneuriat en ligne, si on peut dire. Parce qu'avant, vraiment, pour moi, être freelance c'était pas du tout ça.
Ok, du coup c'est hyper intéressant parce que tu dis que tu répondais à des appels d'offres, etc. Donc ça veut dire que avant de découvrir le gouffre informationnel de l'entrepreneuriat en ligne, tu mettais quand même en place des actions pour trouver des clients. Tu te disais pas juste j'attends que les gens viennent à moi... Donc qu'est-ce que tu faisais ?
A ce moment là, avant, je partageais des illustrations, donc je voyais bien que les gens venaient parce que je communiquais là dessus, ça c'était sûr et certain. Je sais plus, à l'époque si j'avais déjà fait mon site internet. Je crois que oui. Mais en fait mon site internet, c'était juste un site vitrine de mon travail. C'était un portfolio uniquement. Et effectivement, il y avait cette histoire d'appel d'offres parce que moi je me lançais pas du tout toute seule là dedans. Parce qu'en fait, dans ma mission freelance, je voyais à quel point c'était compliqué administrativement. Même encore aujourd'hui, c'est des process que je déteste. Là je fais une expo actuellement, c'est vraiment une petite équipe, c'est un petit truc, même si c'est un gros projet en soi. Donc ça va. Mais en fait c'est pas le genre de projet que j'ai envie d'avoir systématiquement tous les jours et de faire parce que ça me saoule. Toute la partie administrative c'est hyper formel, c'est normal, c'est exclusivement du public.
Ouais, peut-être on peut préciser les appels d'offre, en fait c'est des espèces d'offre de missions qui sont lancées majoritairement par des institutions publiques....
En fait, les institutions sont obligées, je crois de faire des appels d'offres, elles ont pas le droit de choisir. Soit c'est des appels d'offres, ce sont des consultations ou elles doivent demander trois devis par exemple. Ça arrive par exemple sur des projets sur lesquels je travaille comme ça avec des services publics, par exemple, pour les imprimeries ou les fabricants, on doit faire la demande de trois devis parce que c'est la consultation, c'est comme ça légalement en fait, ils ont pas le choix. Et un appel d'offres on les trouve sur internet ou par le biais de contacts qui nous les envoient.
J'ai repensé à un truc aussi. C'est ouf parce que vraiment, il y a des choses que j'oublie avec le temps. Mais du coup, je te dirais au sujet des actions que je mettais en place aussi.
Donc du coup, les appels d'offres c'est : il y a tel projet, et pour y répondre, il faut mettre son projet et faire une note d'intention. Donc c'est expliquer, nous, comment on voit la chose. Parfois, il demande un espèce de croquis, ou des présentations pour présenter des esquisses. Mais dans ce cas là, nous on sélectionnait des trucs qui étaient rémunérés, parce que préparer ça, tu passes énormément de temps sans savoir si tu vas être pris et donc potentiellement tu bosses dans le vide. Et ça, moi ça, ça me dérange beaucoup. Voilà la petite aparté sur les appels d'offre.
Et en fait, effectivement, en parallèle à ça, j'étais, enfin, on était avec Laura, donc ma pote qui est designer d'espace, dans une organisation locale qui s'appelait, parce que je crois que ça n'existe plus, Lille Design. Et en fait qui faisait des soirées un peu réseautage, de conférences, de machins et tout et qui ont aussi publié des appels d'offres. Et du coup, eux venaient nous voir pour nous proposer des projets selon notre profil, etc.
Donc j'en avais aussi qui arrivaient par ce biais là. J'en ai pas fait beaucoup parce que soit le sujet m'intéressait pas forcément, soit je n'avais pas été prise. J'en ai fait quelques uns, mais il y avait aussi ce truc là que j'avais totalement oublié mais qui était du coup effectivement un potentiel canal client.
Et est ce que tu t'étais inscrite sur des sites de freelance comme Malt par exemple ?
Je me suis inscrite, je n'ai jamais eu aucune mission. Mais en ce n'était pas du tout approprié avec ce que j'avais dans mon portfolio, parce que justement, à cette période là, j'avais beaucoup plus de références en terme d'expériences et de projets sur des projets de signalétique, de design, d'exposition, des trucs à voir avec des services publics que des marques ou des entreprises. C'était pas du tout la même typologie de clients et pour le coup, Malt c'est pas du tout approprié pour ce genre de projet. Donc j'avais pas un portfolio suffisamment adapté je pense, et j'avoue que je m'y suis pas trop attardé non plus. J'ai jamais eu de de clients par ce biais là, mais effectivement j'étais inscrite.
Okay. Et donc 2020 arrive et j'ai l'impression que quand même, il y a pas mal de de changement puisque tu perds ta mission récurrente qui était un peu ton matelas de sécurité. Et tu découvres du coup une autre façon peut être de trouver une clientèle. Du coup, qu'est ce qui se passe pour toi à ce moment là ?
Au delà de ça, je découvre en fait juste une façon de travailler quoi. Genre une façon de concevoir son quotidien professionnel, sa vie professionnelle comme je l'avais jamais envisagé. Et je me suis dit mais c'est trop bien ! Genre j'ai énormément de liberté et je me dis j'ai le luxe de pouvoir choisir avec qui je travaille dans une certaine mesure. Mais voilà, on se comprend. J'ai aussi la liberté et le pouvoir de. d'avoir une approche qui me convient. En fait, il n'y avait pas de règles à respecter sur la façon dont doit se dérouler la collaboration. Quelles relations je dois avoir ? Est ce qu'on est obligé de se vouvoyer ? Tu vois des choses comme ça. Cette distance là, moi vraiment, me gênait beaucoup parce que ça mettait très mal à l'aise. Et en fait, je me suis rendu compte que c'était pas juste la seule option.
Et je découvre effectivement une nouvelle façon de communiquer. Mais c'est pas venu tout de suite parce que j'étais encore beaucoup dans l'illustration, donc je crois que j'ai alterné les deux. Je faisais surtout illustration et les projets que je faisais aussi en parallèle d'un point de vue graphisme, mais je faisais pas du tout du marketing de contenu à ce moment là, c'était pas du tout du contenu éducatif tout ça. C'est venu vraiment pour moi fin d'année 2020 où j'ai fait justement cette transition là d'un point de vue de ma communication. Mais entre mars et décembre, il n'y a pas eu de changement au niveau de ma communication et j'ai toujours communiqué quasiment exclusivement sur Instagram, en tout cas à l'époque, à part mon site internet, j'avais rien d'autre. Et à part ce réseau local là aussi.
Ok. Et est ce que du coup ça suffit pour maintenir ton activité ?
Ben écoute, oui parce que du coup, entre toutes ces petites choses, j'ai un petit peu de tout en fait. A ce moment là, j'ai donc le gros projet avec le forum des sciences qui va s'étendre pendant de nombreux mois. On va réussir à négocier, parce que de base on devait juste faire une malle pédagogique et les jeux étaient déjà faits imprimer etc. Sauf qu'en fait, on s'est rendu compte qu'ils avaient pris des images qui n'étaient pas libres de droits, que c'était des trucs qui avaient été plastifiés à l'arrache, qui dataient des années 2000. Enfin, on leur a dit clairement c'est pas possible d'avoir un si bel objet avec des trucs aussi peu qualitatifs à l'intérieur.
Donc en fait, on a eu une espèce d'extension de mission, enfin moi surtout en fait, où j'ai dû refaire toute la communication, enfin refaire les jeux. Donc ça m'a apporté plus de revenus dans ce projet là que initialement. En parallèle, j'avais certainement deux ou trois petites choses localement si je me souviens bien. Et j'avais aussi du coup une de mes clientes qui avait créé une espèce d'agence de mise en relation de communication qui m'avait mis en relation avec quelqu'un et pour qui j'ai travaillé sur l'identité visuelle, les packaging, etc. Donc en fait, entre juin et décembre, j'étais occupé à ça. Et là, comme ça, je saurais plus te dire si ça a vraiment impacté mon chiffre d'affaires, mais je crois que c'était assez similaire finalement à ce que j'avais pu gagner en étant en mission freelance à temps plein. Parce qu'en fait aussi, je voyais que là c'était vachement extensible dans le sens où quand j'étais à temps plein, peu importe ce qui se passait, ben mon revenu dépendait du nombre de jours où je travaillais quand même.
Alors que là, en fait, j'ai vu que je pouvais aller plus loin parce que tout dépendait aussi des projets que j'avais.
Ok. Et donc à partir de fin 2020, début de 2021, tu décides de changer ta comm. Alors qu'est ce que tu mets en place et pourquoi ?
Pourquoi ? Très bonne question... Si je sais pourquoi en fait, arrivé à un moment, je me suis dégoûté de l'illustration. Enfin d'en faire en tout cas. Parce que j'en faisais trop. Parce que je suis monomaniaque donc en fait, au bout d'un moment quand j'ai poncé quelque chose, je n'en peux plus. Ce qui est bien normal. Et donc du coup, j'ai eu un une overdose de ce truc là. J'avais plus d'inspi, je voulais plus, j'arrivais plus en fait à dessiner. Et en fait aussi parce que ma créativité, je pouvais l'exprimer à nouveau dans les projets clients que je faisais. Et donc j'avais plus cette frustration là par rapport à ma mission où je me sentais un petit peu cantonnée, tu vois, d'un point de vue créatif.
Donc du coup, je pense que juste, j'avais plus rien à sortir et que je donnais tout pour mes clientes et mes clients. Donc j'ai eu ce dégoût un peu, enfin ce blocage, vraiment sur l'illustration. Et j'ai eu envie d'explorer autre chose. Et du coup, vu qu'à ce moment là, j'ai commencé à voir la création de contenu qui s'est développée, etc. J'ai eu envie d'essayer et donc à l'époque, voilà, je me suis dit qu'est ce que j'ai envie de partager comme type de contenu ? Du coup, je me suis fait une petite liste de plus, montrer mon travail déjà, qui était quand même minoritaire par rapport aux illustrations, d'être dans un truc un peu plus éducatif aussi. J'étais beaucoup beaucoup dans le contenu éducatif, par exemple sur les différents types de typographie. Enfin, voilà, toutes ces choses là qui étaient assez nouvelles quand même à l'époque. Enfin, c'était vraiment le début et c'est comme ça en fait que j'ai commencé. Qu'est ce que j'avais envie de partager, qu'est ce qui me semblait intéressant en termes de connaissances...
Et franchement, j'ai trop kiffé créer du contenu à ce moment là et ça ne m'a jamais quitté pour l'instant, heureusement. Mais ouais, enfin, je me suis découvert vraiment un vrai kiff à créer du contenu, à trouver des idées,... Ça a remplacé toute la place de l'illustration dans ma tête en fait.
Et qu'est ce que ça a changé du coup ? Est ce que ça a changé quelque chose dans les personnes qui sont venues à toi, dans les missions que tu as eu ?
Bah déjà, il y a eu un impact par rapport à mon contenu Instagram parce qu'il y avait énormément de gens qui étaient là pour les illustrations, faut pas l'oublier. Donc du coup, les pauvres se sont retrouvés dans un truc où ils n'avait rien demandé à personne. Donc j'avais fait une story je crois, pour prévenir. Et en fait, petit à petit, le tri s'est fait. Parce que quand on partage des illustrations, on peut toucher aussi à une audience qui est beaucoup plus internationale. Et c'était mon cas. Donc en fait, le fait de recentrer vraiment sur du contenu francophone uniquement et très spécifique, lié au graphisme, à la communication et à l'identité visuelle, etc. Il y a des gens que ça n'intéressait plus, donc voilà. Mais après j'ai pas énormément perdu de personne, ça s'est vraiment fait au fur et à mesure.
Et en termes de contacts, petit à petit, il y a de plus en plus de personnes qui m'ont contacté par ce biais là. Jusqu'à ce que finalement, en fait, j'ai plus besoin de répondre à des appels d'offre ou d'envisager de continuer d'utiliser ce moyen là d'avoir du travail en fait.
Trop bien ! Mais une des raisons pour lesquelles je t'ai invitée, c'est parce que tu as partagé sur un sujet et que je pense qu'il est important de le partager aussi. C'est que tu as quand même eu des périodes de creux... Donc finalement tu te dis "j'ai plus besoin dede répondre à des appels d'offres, d'aller chercher des clients, etc" mais tu as quand même des périodes de creux...
Alors j'ai eu une moyenne et une très grosse prériode de creux on va dire. D'abord la moyenne et ensuite la très grosse.
C'était quand ?
C'était quand ? C'était euh. Je sais plus. Moi j'ai un problème. C'est à dire que je fais pas de bilan, je ne fais pas de bilan mensuel, je fais pas de bilans trimestriels, je fais pas de bilan annuel. Si maintenant ça fait deux ans que j'en fais, mais du coup je sais qu'il y a des personnes qui vont péter un plomb en entendant ça. Mais c'est pas un cap que j'ai passé pour l'instant parce que j'ai pas forcément très envie. Alors que tu vois dans les situations comme ça, je me dis ça serait quand même bien de pouvoir avoir une vue d'ensemble sur les étapes principales qui se sont passées. Je sais plus exactement, mais c'est 2021 ou 2022.
C'était la première fois que tu avais une période de creux comme ça ?
Ouais, en fait jusqu'à là, les choses étaient, tu vois, en progression croissante. C'est à dire que même si au début j'avais pas beaucoup de clients et de clientes, mais comme je t'ai dit en fait, par rapport à mon rythme de vie, moi ça allait. Enfin j'avais les APL, j'avais la prime d'activité, enfin je me suis dit c'est le début, c'est déjà pas mal. Puis voilà quoi. Donc ça m'allait très bien.
Et du coup, bah d'année en année, mon chiffre d'affaires était croissant. Donc en fait je m'inquiétais pas plus que ça.
Et en fait, à un moment donné, j'avais fini mes projets et j'avais plus rien après. Ok, ça n'a pas duré super longtemps, mais en fait c'est ce cas de figure là, cette situation de, ben voilà, j'ai rendu tout ce que j'avais à rendre et pour l'instant j'ai rien après, c'est hyper effrayant.
Et jusqu'à maintenant, ça m'était pas arrivé. Parce que en fait ça se goupillait bien tu vois, genre j'avais un projet, j'étais peut être au milieu du projet, j'avais déjà quelqu'un qui me contactait pour la suite. Et là en fait j'avais même pas de demandes. Donc c'était ça aussi qui était hyper flippant. Et tu vois, ça a duré un mois et après c'est revenu et je me suis dit bah chaque chose en son temps, c'est comme ça, tu vois. Moi j'en ai profité pour travailler sur des choses sur lesquelles je n'avais pas forcément le temps. Tu vois, sur mon site internet par exemple, sur ma comm, de remettre des choses un peu au clair et tout, mais vraiment cette situation de j'ai fini et j'ai plus rien après, c'était horrible.
Et oui je comprends, je partage. Et du coup est ce que tu t'es mis en mode panique genre : "plus jamais de ma vie je vais travailler" ? Ou est-ce-que quand même, dans un coin de ta tête, tu disais : "bon c'est pas cool, mais ça va revenir." ?
Effectivement, oui, moi je panique beaucoup parce que je suis très anxieuse et j'ai extrêmement peur de manquer d'argent. Et de plein de choses, mais surtout d'argent en fait. Et donc du coup je me dis là c'est chaud parce que faut pas que ça dure trop longtemps, parce que j'ai un loyer à payer. Et puis c'était flippant et tu te remets en question, tu doutes sur ce que tu fais etc. Tu te dis bah voilà, c'est le covid qui dure quand même très longtemps, donc les gens ont pas de sous. En fait ils ont pas de visibilité sur la vie donc c'est normal. Mais en même temps c'est hyper flippant. Et je me disais une fois que le covid sera plus là, ça ira. Il fallait juste que je tienne ce temps là. Et j'avais aussi, j'y repense, les aides de l'État bien sûr. Donc du coup, j'avais ça et je me disais bon, c'est flippant, mais enfin ça va encore, tu vois.
Et est ce que tu t'es dit bon ben faut que je fasse un truc en plus pour trouver mon ou ma prochaine cliente ? Ou est ce que tu as juste laissé couler en te disant bon, ça va revenir ?
Je crois que j'ai juste augmenté ma cadence de contenu sur Instagram, mais sinon j'ai pas mis de nouvelle action en place de souvenir, ok.
Tu dis que tu es assez anxieuse et que tu as peur de manquer d'argent. Bon, moi je trouve ça assez normal quoi qu'on en dise... Mais du coup, est-ce que, dès le début de ton activité ou à partir d'un certain moment, tu t'es dit : il faut que je prévoie si jamais il y a une période un peu moins bien ?
Ben en fait moi je suis très flippée par rapport à ça. J'ai toujours eu l'habitude, parce que c'est aussi mes parents qui ont initié ce truc là, mais j'ai toujours eu de l'argent de côté. J'ai jamais trop réussi à me situer par rapport aux autres personnes parce que je trouve qu'on en parle pas beaucoup et que j'ai cherché des fois sur Google genre, combien d'épargne les gens de mon âge ont tu vois...
Et en fait je trouvais rien et j'arrivais pas à me situer. Et c'est ça aussi qui me faisait peur parce que je me disais : est ce que j'ai assez ? Est ce que j'ai pas assez ? J'ai trop peur... Et du coup, moi j'ai beaucoup tendance à faire l'écureuil, à mettre de côté, à avoir besoin en fait d'avoir des trucs de côté pour me sentir ok, parce que je considère qu'on sait jamais ce qui peut arriver, que j'ai des problèmes de santé très régulièrement et que j'ai pas le chômage, Les arrêts maladie, quand tu es indépendant ou indépendante, c'est très très nul. Donc donc ça bien sûr que je l'avais de base.
Et puis dès le départ, en fait, j'étais très lucide sur la gestion financière. C'est à dire que, moi, j'ai actuellement deux statuts, mais à l'époque, j'en avais un seul qui était artiste auteur. Et il y a un groupe sur Facebook d'artistes-auteurs où les gens posent des questions, etc. Parce que c'est quand même très très, très compliqué d'arriver dans ce truc là et de ne pas savoir quoi faire. Parce qu'il y a beaucoup moins de contenu à ce sujet que, par exemple, comment déclarer son chiffre d'affaires quand tu es auto entrepreneur.
Donc, dans ce groupe là, je voyais des gens qui se plaignaient que l'URSSAF vienne les chercher à la fin de l'année. Parce qu'en artiste auteur, tu fais une déclaration annuelle. Et en fait ils disaient oui, moi on me demande tant, mais j'ai pas suffisamment pour payer les cotisations etc. Et j'étais là : Mais qu'est ce que vous avez en tête en fait ? Vous recevez un chiffre d'affaires, vous savez de base que vous devez payer 17,5 % de cotisation. Bah, gardez le de côté. Je sais pas, pour moi ça paraissait incohérent. C'était ça, je comprenais pas, c'était illogique pour moi et du coup j'ai toujours gardé ce truc là de côté.
Pareil, ma gestion de l'argent est la mienne et je sais qu'elle est très très particulière, mais je ne me verse pas de salaire fixe non plus. Et alors là, actuellement, pour simplifier la chose, comment ça se passe ? C'est que j'ai, on va dire, trois comptes. J'ai un compte où je reçois mes sous de chiffre d'affaires de mes clients et mes clientes. J'ai mon compte courant perso et j'ai mon ancien compte pro qui était un compte perso classique mais en fait depuis j'ai pris un compte pro. Je l'ai gardé pour pouvoir l'utiliser uniquement comme un compte où je mets les cotisations que je dois payer à l'URSSAF, que ce soit l'URSSAF artiste auteur ou l'URSSAF auto entrepreneur. Et donc du coup, en fait je sépare. Moi j'aime bien segmenter. Je comprends pas pourquoi on peut pas avoir des sous dossiers. Tu vois dans les comptes bancaires, ça me stresse. J'aimerais bien compartimenter les choses. Tu vois me dire bon bah telle enveloppe c'est pour tel truc, etc... Bon bref, c'est un détail, il faudrait que je souffle l'idée. Et moi ça en fait, ne pas pouvoir visualiser, ça m'angoisse un peu.
Donc du coup voilà, j'ai mon compte pro sur lesquels il y a ma trésorerie qui arrive, enfin mon chiffre d'affaire et je garde ma trésorerie dessus. Mon compte que j'appelle cotisations sur lequel je vire en fait le pourcentage qui ne m'appartient pas, puisqu'à aucun moment il ne m'appartient. Donc je le mets directement de côté. Et mon compte perso. Et en fait bon, je sais que c'est pas forcément l'idéal, mais actuellement et j'ai toujours fonctionné comme ça, je ne me verse pas de salaire fixe parce que, justement dans cette idée de garder de côté et de ne pas consommer pour consommer parce que j'ai des sous de dispo, je prends quand j'ai besoin dans mon compte pro. Et du coup ça me permet d'avoir une trésorerie assez confortable.
Ok, donc ça veut dire que par exemple tu dois payer ton loyer, tu prends l'argent sur ton compte pro, c'est ça ?
En fait, si tu veux, je me fais des petits virements par mois, mais je vais pas me dire chaque mois je prends ça dans mon compte pro pour toutes mes dépenses mensuelles.
Ok, mais ça demande quand même de ne pas être dépensière et de ne pas faire des craquages...
C'est pour ça que je disais que c'est pas mon rythme de vie à moi, c'est adapté par rapport à moi. Je sais que c'est pas du tout adapté pour tout le monde et je le comprends. Mais sauf que moi je sais qu'en fait si j'ai les sous sur mon compte, je vais être tenté de dépenser et j'ai pas envie de dépenser pour rien en fait. Bon du coup je préfère les épargner, les investir, etc. Donc du coup je fonctionne bien comme ça.
Effectivement, moi dans mon rythme de vie, je suis très chill tu vois. Genre mes kiffes ils sont gratuits quasiment tous, donc je suis pas quelqu'un tu vois qui va vouloir se faire kiffer avec des des week ends de ouf, qui va se dire bah moi je mon kiffe c'est de me faire un bon resto par semaine.... C'est plutôt très ponctuel. Je me fais plaisir de temps en temps bien sûr, mais effectivement je dépense, je pense, pas beaucoup par rapport aux autres personnes. Je pense que ma dépense principale c'est la thérapie, enfin psy et tout le reste sur les médecines alternatives. Pare que ça pour le coup, laisse tomber le budget mensuel ! Mais sinon je me suis vachement calmé sur les dépenses. Tu vois, quand j'étais plus jeune, j'étais vachement dépensière, mais comme beaucoup, sur sur les vêtements, sur les choses comme ça. Et en fait, bon, forcément, quand tu commences à avoir une conscience écologique, voilà. Et d'autant plus quand tu te mets à travailler chez toi et qu'en fait tu tournes avec deux jogging la semaine et quatre hauts, au bout d'un moment, t'as pas besoin de grand chose.
Non mais ça c'est tellement vrai ! Moi aussi j'ai remarqué que depuis que je ne vais plus travailler en entreprise et que je travaille principalement chez moi... Bon alors au tout début, je travaillais souvent en pyjama, ça j'ai arrêté quand même parce que je me dis bon...
Moi ça m'arrive hein, franchement.
Oui, moi aussi de temps en temps, mais là, c'était genre quasiment tous les jours. Là maintenant, je me dis pour se mettre dans la motivation et tout, je m'habille quand même. Mais même en terme de make up, de chaussures, je me prends vraiment moins la tête et j'ai appris à m'apprécier aussi telle que je suis.
Ouais, mais c'est vraiment une thérapie personnelle.
Exactement. Mais ok, c'est intéressant de voir comment tu gères l'argent. En fait, ça veut dire que tu ne te dis pas : par mois je mets tel pourcentage en tréso et tel pourcentage en salaire ?
J'en suis pas là actuellement. En fait, je garde ce qui arrive et je pioche dedans. Mais je sais que c'est très bancal comme gestion financière. Et puis j'ai un peu une phobie et une insécurité par rapport à ça, donc je fais vraiment les choses au fur et à mesure et ça avance petit à petit. Mais effectivement, j'aime bien avoir pas mal de tréso et de me dire je pioche dedans quand j'ai besoin. Et par année, tu vois, je me fais des gros virements depuis mon compte pro pour que je pourrais mettre en épargne, mais ça va falloir que je change. Enfin voilà, je suis en train de m'intéresser du coup, là, en ce moment et surtout cet été, je m'y suis intéressé à tout ce qui est investissement responsable et à tout ça. Des choses qui font peur quand tu es adulte. Et du coup je suis en train de gagner en maturité sur le sujet et je pense que je vais devoir changer ma façon de fonctionner financièrement.
Mais actuellement, ça se passe comme ça. Puis ça fonctionne finalement parce que moi ça me va. Je me suis jamais retrouvé en galère.
Par exemple, ma grosse période de creux s'est étendue de septembre 2022 à début mars 2023. C'est à dire que j'étais pas méga en galère six mois. C'était très très long. J'avais pas rien du tout.
Mais si tu veux, sur la fin de l'année, j'ai senti vraiment qu'il y avait un problème. Parce que dès la rentrée de septembre, je n'avais pas du tout autant de demandes que j'avais pu avoir à la rentrée les autres années. Bien sûr, à ce moment là, il y a en Ukraine, l'inflation, ... Les gens, ils flippaient de ouf. Et moi, par rapport aux types de personnes avec lesquelles je travaille, c'est des personnes très souvent qui sont en majorité en fait en auto entreprise, c'est pas des sociétés et donc la com, ce qui est normal, je pense qu'on aurait tous fait tous et toutes fait le même choix, mais la com c'est passé à la trappe. Parce que si tes dépenses pro, ça joue aussi sur tes dépenses perso, bah juste tu survis et tu te dis ce sera pour plus tard, c'est pas la priorité, c'est normal.
Et du coup je pense que ça, ça a beaucoup joué. Je sais que c'était pas le cas de tout le monde, mais j'ai eu beaucoup de retours de personnes qui ont senti aussi à ce moment là que ça se dégradait en termes de de demandes sur le marché et tout. Et ouais, ça a diminué à ce moment là jusqu'à janvier où vraiment, janvier, février, je n'ai rien eu à part un projet de clients réguliers, mais vraiment un tout petit truc. Et vraiment, cumulés, Janvier février, j'ai fait moins de 180 € de chiffre d'affaires et je me suis dit l'année commence bien, c'était hyper flippant. Et là, vraiment, je me suis dit ça fait six mois que je sens que c'est galère, il faut faire quelque chose.
Je me suis dit là, il faut prendre des décisions. Et là, j'ai commencé à angoisser, de me dire est ce que je vais devoir finir par prendre un taf salarié, un taf alimentaire, Qu'est ce que je fais ? C'était horrible, horrible. Et puis ça a fini par se débloquer. Entre temps, j'ai mis des actions en place, mais en fait je sais pas, tu vois, si c'est un concours de circonstances, si c'est dû à je sais pas quoi, mais ça a fini par revenir. Et là, enfin tu vois mon rythme sur la fin d'année là, c'est l'opposé du début d'année. C'est à dire que là je croule sous le travail, que je respecte plus tant que ça, mais 20/25h par semaine, donc là j'essaie de faire gaffe. Après j'ai des problèmes perso et du coup le fait d'être dans le travail m'aide aussi à penser à d'autres choses. Mais je sens la fatigue toquer à ma porte. Donc je vais faire gaffe parce qu'une fois ça m'est arrivé d'avoir un début de burn out et d'avoir plus du tout envie de travailler : c'est pas très marrant quand tu dois faire du chiffre pour vivre.
Parce que bon, faut pas non plus se mettre dans des états catastrophiques, sachant qu'on a quand même la liberté de faire nos propres choix par rapport à tout ça, mais faut savoir se mettre des limites. Et là, cette année et cette fin d'année, c'est difficile parce qu'en fait, j'ai un creux de chiffre d'affaires à combler. Qui est pas catastrophique là du coup, mais quand même, c'est pas ouf, c'est pas ouf.
Alors ça va que j'ai plus de loyer à payer parce que j'ai eu la chance d'acheter mon appartement et mes mensualités sont très très basses par rapport au loyer que je payais avant. Donc il y a ça aussi qui s'équilibre, tu vois. Mais en fait, avec un autre rythme de vie, je pense que ça m'aurait mis vraiment en danger. Et effectivement, la trésorerie que j'avais m'a beaucoup sauvé à cette période là.
J'imagine par quoi tu as pu passer...
Ben ouais, tu doutes en fait. Tu te dis : mais en fait, est ce que je suis vraiment faite pour faire ça ? Pourquoi est ce que les gens ne viennent plus ? Pourquoi ça n'intéresse plus personne ? Qu'est ce que j'ai loupé ? Qu'est ce que j'ai mal fait ?
Tu te remets énormément en question. Alors c'est normal de se remettre en question et c'est sain, tu vois, parce que sinon tu évolues pas. Là, c'était un peu violent quand même.
Ouais et je te rejoins aussi sur un point qui est que : c'est hyper difficile parfois de savoir si ce que tu as c'est le résultat de tes actions ou pas...
C'est pas immédiat. Donc tu sais que tu plantes des graines, mais est ce que ça germe ? Est ce que ça germe pas ? Sauf quand c'est de la mise en relation où là c'est hyper explicite, mais le reste...
Ouais je trouve que c'est compliqué de voir les retombées de, par exemple, quand tu vas te mettre à fond dans de la com insta ou je sais pas si tu fais de la publicité, des choses comme ça. Tu as des chiffres, tu as des statistiques, mais je trouve ça quand même difficile de s'en rendre compte.
Il y a vraiment un truc où je sais que des actions ne servent pas à rien et que du coup maintenant je sais que ça m'apporte des clients plus ou moins directement on va dire. Mais quand j'ai créé mon la partie blog de mon site internet, j'ai quasiment doublé les vues de mon site, ce qui du coup améliore mon référencement.
Et maintenant je le vois en fait dans mon CRM que j'ai beaucoup plus de personnes qui me contactent par le biais de mon site internet que par Instagram.
Avant, vraiment, en 2021 / 2022, 90 % des personnes qui me contactaient venaient d'Instagram et les autres 10 % c'était bah par contact on va dire.
Donc du coup, c'est là où je me suis dit il va falloir que j'approfondisse ce truc de contacts, de voir comment je pouvais augmenter aussi la proportion de personnes qui venaient de recommandation...
Et là c'est cool parce que je sais que les efforts et les actions que je mets en place sur la question du blog, ben en fait ça me permet d'être plus visible. Et je vois que vraiment, il y a plus de gens qui viennent de mon site internet directement, sans me connaître d'ailleurs. Donc c'est très bien, je suis contente.
Alors tu prêches une convaincue, évidemment. Mais oui, c'est bien de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Et ça, je l'ai appris à mes dépens aussi. Parce que justement, pendant cette très grosse période de creux, je me suis dit : il faut que je me diversifie parce que mes clients ne peuvent pas vraiment être fidéliser. Parce qu'en fait, une fois que je fais une identité visuelle avec quelqu'un, bah ça s'arrêtait en fait. Parce que bon, j'ai des petites prestations avec des clients et des clientes avec qui j'ai fait l'identité visuelle, mais ça reste minoritaire. Mais en fait, j'ai pas envie de superposer trop de types de projets en même temps parce que ça prend beaucoup de charge mentale. Et en fait, j'ai dû faire cette concession là et d'accepter que, ben en fait, il faut que je mette en place des collaborations plus durables avec mes clients et mes clientes. Enfin, voilà qu'on continue à travailler ensemble, potentiellement suite à cette première prestation là. Pour pouvoir combler justement les moments où il n'y a rien d'autre.
Tu vois des petites prestas à 200 € si tu en fais cinq dans le mois, bah franchement, c'est déjà ça. Donc j'ai lâché prise un peu là dessus à ce moment là.
J'ai aussi reconsidéré, tu vois, le type de clients avec lesquels je travaillais. Et je me suis ouverte à des choses sur lesquelles je n'étais pas forcément ok de m'ouvrir avant. Mais en fait, j'en parlais aussi beaucoup avec ma psy sur la question du travail et elle me disait : mais vous n'êtes pas obligée d'accepter tout le temps tel type de prestation. Mais si vous voyez que vous êtes dans un moment de creux, en fait, élargissez un peu vos critères, quoi, tu vois ?
Donc c'est ce que j'ai fait cette année, j'ai eu, voilà un ou deux projets comme ça qui n'étaient pas forcément dans ce que je fais d'habitude et ce que j'aime faire d'habitude, mais j'en avais besoin.
Et des fois, bah faut aussi se rendre à l'évidence comme ça, il faut manger. Et parfois on a le choix et parfois on l'a un peu moins et c'est dur, d'un point de vue ego. Enfin, j'avais l'impression de me trahir un peu et de trahir tout ce que j'avais maintenu dans ma communication jusque là.
Alors j'ai pas du tout travaillé pour des boites qui sont catastrophiques d'un point de vue social ou écologique. J'ai pas tiré un traitsur mes valeurs. Mais disons que je me suis laissé un peu plus de liberté dans des projets qui n'avaient pas vraiment profondément un axe engagé, mais où je sentais que la personne derrière avait des intentions de quand même faire les choses de façon éthique et bienveillante.
C'est hyper intéressant tout ce que tu nous partages. On arrive sur la fin, on a peut-être déjà un petit peu dépassé, mais bon, c'est tellement intéressant ce que tu dis. C'est pas grave, ce sera un petit peu plus longtemps. J'aime bien poser la question de la chance dans les parcours parce que je trouve que bien qu'on mette énormément de travail, énormément d'efforts et que voilà, on a du mérite à réussir ce qu'on ce qu'on réussit, je trouve qu'il y a quand même toujours une part de chance qui joue. Je trouve que c'est important de le dire. Donc est-ce que tu as en tête une fois où dans ton parcours pro, tu t'es tu t'es dit : tiens, là j'ai eu de la chance et et ça a joué sur la suite.
Ouais ben effectivement, en fait, des fois, juste les planètes, elles s'alignent à un moment et en fait ça crée quelque chose où tu te dis putain, heureusement, que c'était là quoi. Et tu sais que ça ne dépend pas que de toi. En tout cas, moi ça m'arrive aussi beaucoup parce que j'ai la sensation et à plusieurs fois, et notamment aussi dans mes périodes de creux, même si comme tu dis en fait tu tu restes pas passive. En tout cas c'est pas mon cas. Je suis loin de rester passive parce que j'ai un profil très axé résolution de problèmes, donc limite je bosse plus quand j'ai des périodes de creux et que j'ai pas de travail que quand j'en ai. Parce que en fait tu te dis je fais le max en fait pour pouvoir me sortir de là.
Mais par contre effectivement à chaque fois, et pas que dans ma vie pro, que j'ai des galères, il y a un truc à un moment donné qui va venir me sortir de la merde.
Tu vois, il y a ce truc là vraiment de, je sais qu'à un moment il va y avoir un truc et que ça va me sauver entre guillemets, tu vois.
Alors comme je dis, c'est pas une raison pour rester passive. De toute façon, ça m'angoisse suffisamment pour que je ne le sois pas. Mais ça me permet d'avoir un peu plus confiance en la vie aussi, de prendre les choses avec un peu plus de sérénité, même si c'est des situations pas faciles.
Mais il y a des fois où je me suis dit bah putain, c'est bien tombé, tu vois, ça s'est fait au bon moment. C'est vraiment chaque chose en son temps.
Je considère aussi que j'ai de la chance de m'être lancée à ce moment là, d'avoir commencé à communiquer en 2018 / 2019, avant COVID. Parce que je trouve qu'aujourd'hui, c'est beaucoup plus compliqué quand même de se faire une place sur Insta. Sauf si on fait les choses très bien et que ça fonctionne. Mais malgré tout, il y a énormément de gens et beaucoup plus de gens maintenant. Mais il y a aussi beaucoup plus de gens qui sont indépendants, donc c'est normal. Mais il y a beaucoup plus de gens qui communiquent, donc bah beaucoup plus de contenu.
Et j'ai vu, tu vois, ce changement sur la portée qui est plus du tout la même aujourd'hui qu'avant. Donc j'ai cette chance là de m'être lancé, je crois, au bon moment.
Parce qu'en fait, si ça se trouve, à l'heure actuelle, j'aurais fait exactement la même chose, ça n'aurait pas marché si j'avais pas eu autant de visibilité. Enfin, tu vois, on sait pas. Et donc franchement, je pense que j'aurais pas aimé me lancer maintenant.
Alors c'est pas pour déprimer et faire peur aux gens qui veulent se lancer maintenant, mais c'est juste que, ouais, j'ai cette sensation là. Quand j'ai fait le switch entre illustration et création de contenu, j'avais déjà 2000 abonnés je pense. J'avais une base d'audience minimum qui m'a permis de pas trop démarrer de zéro en fait.
Donc du coup, ça, je considère que j'ai de la chance.
Ok, ben merci beaucoup pour ta transparence et merci de tout ce que tu nous as partagé. C'était hyper intéressant.
Ouais ben écoute, merci beaucoup pour l'invitation en tout cas, c'était cool et j'étais très contente de partager ce petit moment avec toi.
Trop bien ! Merci à toi. Je laisse les liens vers ton compte insta et ton site pour les personnes qui veulent voir un petit peu ce que tu fais, je vous encourage à y aller, c'est très très cool.
Est-ce qu’on peut parler de la chance ☘️
Celle qui te fait rencontrer la bonne personne au bon moment. Celle qui te permet d’avoir une sécurité pour te concentrer sur tes projets. Celle qui te donne accès à l’éducation.
Surtout celle dont on parle trop peu dans l’entrepreneuriat.
Alors avec Charlotte, on en a parlé. De ça, mais aussi de communication inclusive, bien sûr, de comment on gère les périodes creuses et les remises en question, 10 ans après s’être lancée, de stratégie de prospection, de réseaux sociaux, de haters et de trouver l’équilibre entre ses valeurs et l’argent qui doit rentrer.
Une conversation que j’ai adorée et qui je pense, vous fera du bien.
Voici la transcription de cet interview :
Bonjour Charlotte. Merci d'avoir accepté mon invitation sur le podcast Entreprendre éthique. Est-ce que tu peux déjà commencer par me dire si ça va et ensuite te présenter rapidement et nous dire un petit peu qui tu es, ce que tu fais.
Bonjour Steffi. Ça va très bien. Je suis ravie que tu m'aies invitée. Pour expliquer un petit peu ce que je fais. Je suis traductrice spécialisée dans le français inclusif et consultante en communication inclusive. C'est deux choses qui peuvent fonctionner ensemble, mais pas toujours. J'ai commencé par être traductrice et ensuite, j'ai développé mon activité de conseil en communication inclusive.
Très bien. Est-ce que tu te souviens de la toute première fois où t'as pensé à créer ton entreprise telle qu'elle est actuellement ?
Je suis traductrice freelance depuis 2014. Juste à la fin de mes études, je me suis mis à mon compte parce qu'en fait, j'ai vite compris que la traduction, c'était un métier où il y avait une grande grande majorité de gens qui étaient en freelance. Donc c'était pour moi l'option numéro un en fait, c'était mon plan A et je n'avais pas spécialement de plan B. Je n'ai pas eu de moment comme ça d'épiphanie où je me suis dit « Il faudrait que je me lance en freelance. » C'était vraiment pour moi le plan de carrière tout tracé à la fin de mes études. C'est ce que j'ai fait. Et puis, pour la communication inclusive, ça a été plus progressif. J'ai eu de plus en plus de clients et de clientes qui me demandaient de traduire en inclusif. Je me suis formée aussi à l'écriture inclusive et puis j'ai remarqué qu'il y avait pas mal de gens et d'entreprises qui s'intéressaient à l'écriture inclusive, mais qu'il y avait un peu des freins, des petits blocages, des questions. Et donc je me suis dit « Voilà, pourquoi pas lancer mes services de conseil pour accompagner, que ce soit des freelances ou aussi des asso, des entreprises, des plus grosses structures, parce que j'ai vu qu'il y avait un besoin, mais peut- être un peu un manque d'expérience, d'expertise sur le sujet.
Ok, donc, en fait, c'est un peu la demande qui est venue à toi concernant tout ce qui était inclusivité. Du coup, si tu le veux bien, on va faire un grand retour en arrière puisqu'on revient en 2014. Tu sors de tes études, c'est ça ?
Oui, c'est ça.
Et donc tu te dis « Moi, dans mon milieu, c'est le freelancing. » C'est quoi le premier truc que tu fais pour lancer ton activité ?
Créer mon statut. Étape numéro 1, ce qui me paraissait une montagne. Et à l'époque, je faisais un stage dans une agence de traduction, mon stage de fin d'études, et j'avais une collègue qui travaillait aussi en tant que freelance. Elle m'a expliqué les démarches très simplement. Je me suis rendue compte qu'en cinq minutes, c'était réglé. Ça, c'est la première chose. Et puis après, j'ai refait un peu mon CV et j'ai commencé à lister des agences de traduction avec qui je pourrais travailler. Parce que c'est un peu le moyen plus simple quand on débute en traduction, c'est travailler avec des agences de traduction. On envoie des CV, des candidatures. Et puis après, on a des clients plus ou moins réguliers en fonction. Donc c'était mon plan de départ. C'est un peu la première chose que j'ai faite.
Et est-ce que tu as tout de suite réussi à trouver des clients ou tu avais un plan B en attendant ? Parce qu' on sait qu'au démarrage d'une activité, ce n'est pas toujours évident de se créer un salaire tout de suite. Donc comment tu as géré ça ? Est-ce que ça a été une période plutôt longue ou plutôt courte pour toi ?
Alors, ça a été plutôt court. À la fin de mon stage de fin d'études, ma responsable de stage m'avait proposé de rester bosser dans l'entreprise et je lui avais dit que j'étais disponible pour un mi- temps, comme ça, j'avais le temps à côté de développer mon activité. J'aurais travaillé pour elle en tant que freelance à mi- temps et puis en tant que freelance pour moi de mon côté. Ça a duré deux ou trois semaines. Et en fait, j'ai eu la chance d'avoir un ami qui travaille dans une agence de traduction à qui j'ai envoyé mon CV. Il l'a fait passer aux personnes chargées de recrutement, donc j'ai passé des tests de traduction, etc. Et cette entreprise- là, cette agence est devenue mon client principal pendant, je dirais, quatre, cinq mois.
Quatre, cinq mois pendant lesquels j'ai bossé quasiment qu'avec cette agence, tout en continuant à envoyer des CV. J'ai envoyé plus d'une centaine de CV, mais c'est des choses qui prennent du temps parce que les agences ne sont pas forcément toujours en train de chercher. C'est quand elles ont un besoin en particulier, elles cherchent dans leur pool de CV, dans leurs mails qui sont envoyés et puis elles te contactent. Ça peut prendre du temps.
C'est de la traduction quoi français-anglais que tu fais ?
Oui, je fais anglais vers français et allemand vers français.
Ok. Et c'est quel type de projet que tu as au début ?
Au début, je me suis spécialisée dans le juridique et dans le financier parce que je savais que c'était des domaines dans lesquels il y avait du travail déjà et qui étaient un peu mieux payés que les autres domaines. Sachant que j'étais intéressée par le juridique de base, le financier, pas plus que ça, mais je me suis dit « Pourquoi pas ? » Et puis, au fur et à mesure, mes domaines de spécialisation ont évolué. Aujourd'hui, je travaille toujours dans le juridique pour les entreprises, je fais du droit des entreprises, droit des affaires, pardon. Mais je me suis aussi spécialisée dans l'environnement et dans la diversité et l'inclusion. C'est des sujets qui me passionnent, moi, qui sont petit à petit devenus aussi des domaines dans lesquels j'ai commencé à traduire. C'est ça qui est intéressant, finalement, c'est traduire dans des domaines qui sont intéressants, parce que la traduction en soi m'intéresse. Mais c'est vrai qu'il y a de grosses différences selon les secteurs et selon les domaines. Donc oui, ça a évolué. Quand j'ai commencé à me dire que j'avais une base de clientèle suffisante pour m'étendre à des domaines où il y avait peut- être un peu moins de demandes.
Je ne sais pas si tu étais consciente ou si ça s'est fait un petit peu naturellement, mais en gros, tu t'es dit « Je vais sécuriser avec des clients dans des domaines qui me passionnent peut-être un peu moins, mais qui sont plus sûrs, qui sont plus pérennes, pour ensuite m'ouvrir à des trucs qui me passionnent un petit peu plus. » Du coup, ça a pris combien de temps, tu dirais ? Tu as dit qu'au début, tu as tout de suite eu un client un gros client pendant cinq ou quatre ou cinq mois, je ne sais plus. Est-ce que du coup, après, ça s'est enchaîné naturellement quand ça s'est arrêté avec cette entreprise-là ? Est-ce que tout de suite, tu as pu enchaîner avec d'autres ? Est-ce que tout de suite, tu as une stabilité ? Est-ce que est-ce qu'il y a eu des hauts, des bas ? Comment ça s'est passé d'arriver à ce moment où tu t'es dit « Je suis assez sécurisée pour m'ouvrir à d'autres sujets » ?
Ça a été très progressif. J'ai eu des nouvelles clientes petit à petit, en sachant que quand j'ai commencé à bosser avec une nouvelle agence de traduction, je n'avais pas non plus un énorme flot de travail qui m'est arrivé dessus. Mais voilà, c'est des petits projets petit à petit. Et puis, une fois que la cliente voit qu'on travaille bien ensemble, etc, elle m'a donné de plus en plus de choses. Et c'était ça un petit peu avec toutes mes différentes clientes au fur et à mesure. Et puis, le fait d'ajouter ces domaines de spécialisation, ça a été progressif aussi. Petit à petit, je me suis un petit peu délaissée de la traduction financière et j'ai pris plus de projets qui m'intéressaient davantage. Mais il n'y a pas eu de coupure nette. Et aujourd'hui, je refuse les projets de traduction financière parce que je me dis que déjà, ça fait très longtemps que je n'ai pas traduit dans le domaine, donc à un moment donné, mes connaissances ne sont pas aussi développées que dans d'autres domaines. Et puis, ce n'est pas des choses qui m'intéressent. Aujourd'hui, maintenant, j'ai la chance de pouvoir choisir des projets sur lesquels je travaille, ce qui n'est pas le cas au début et ce qui n'est pas le cas forcément tous les ans. Ça dépend des périodes. Ça reste assez fluctuant, même neuf ans plus tard.
Oui, c'est ça qui est hyper intéressant, c'est que finalement, tu as beaucoup de recul sur l'entrepreneuriat et sur le fait de travailler à son compte et qu'en fait, même neuf ans après, finalement, il y a toujours des périodes où c'est plus facile que d'autres. Comment tu gères ces périodes ? Déjà, très basiquement, d'un point de vue financier, est-ce que tu t'es dit « Il faut que je me fasse une trésorerie pour assurer les mois où il y aura moins » ? Et aussi d'un point de vue "moral". Peut-être qu'après neuf ans, c'est plus facile, mais moi, je sais qu'au début, la première fois où j'ai eu un creux dans mes demandes, je me suis dit « Oh mon Dieu, plus jamais de ma vie je vais travailler ». Est-ce que toi aussi, tu es passée par ce genre de phase ?
Oui, complètement. Et je passe encore par ce genre de phase neuf ans après. Peut-être ça s'arrêtera un jour, je ne sais pas. Sur le plan financier, oui, comme tu disais, de constituer une trésorerie, épargner les mois où il y a plus de factures qui sont payées pour pallier au moins à une période un peu plus creuse. Ça, c'est important. En tout cas, moi, ça me sécurise de me dire que j'ai une épargne de côté et si jamais j'ai un souci, je dois arrêter de travailler pendant plusieurs semaines ou je perds un gros projet ou ce genre de choses, j'ai toujours un coussin d'épargne sur lequel je peux m'asseoir. Et puis, oui, c'est un peu cette crainte de l'irrégularité et des périodes de creux, c'est quelque chose qui revient toujours quand, par exemple, j'ai dix jours, deux semaines sans vraiment trop de projets, je me dis « Qu'est-ce qui se passe ? Si ça se trouve, il y a eu un problème de qualité. Si ça se trouve, il y a un problème de relation clientèle, etc. » Et au final, c'est juste que c'est une période creuse pour mes clients, mes clientes et du coup, c'est une période creuse pour moi aussi.
Donc c'est quelque chose qui reste assez stressant, qui l'a été notamment pendant le Covid, où les entreprises avaient de moins en moins de ressources financières et puis elles devaient se réorganiser, etc. C'était une période un peu creuse aussi. Donc oui, c'est des choses qu'il faut apprendre à gérer. Maintenant, je me dis que je sais que ça va revenir, mais c'est vrai que c'est des choses qui sont un peu difficiles. Au début, encore plus. Là, avec les années, je sais qu'à un moment donné, je vais à nouveau avoir du travail. Je me pose un petit peu moins de questions, mais on n'est jamais sûr. Donc, il y a toujours ce petit côté d'incertitude qui reste.
Et du coup, si c'était une période plus courte, j'imagine, tu te dis « Bon, je laisse venir », etc. Mais est-ce que ça t'est arrivé, peut-être au début ou peut-être sur des périodes plus longues, de te dire « Là, il faut que je mette en place des actions, il faut que je prospecte. » Est-ce qu'il y a des moments où tu t'es dit « C'est une période creuse, mais je ne vais pas juste attendre et je vais faire quelque chose. » Et si oui, qu'est-ce que tu as fait ?
Oui, complètement. D'ailleurs, c'est quelque chose que j'ai systématisé assez vite. Le fait de me dire que j'ai des périodes creuses, mais ce n'est pas pour ça que c'est des vacances. Ce n'est pas des périodes creuses choisies. C'est même le contraire. Quand on choisit de prendre des vacances, c'est très souvent là où il y a des projets qui arrivent. En tout cas, dans mon cas, c'est souvent le cas. Ouais, du coup, j'ai assez vite pris le pli, entre guillemets, de faire de la prospection régulièrement. Au début, peut- être une à deux fois par an, j'en voyais des salves de candidatures, toujours ciblées, etc, en fonction des secteurs d'action activité, des services proposés. Ce n'est pas le même mail que j'envoyais à la terre entière, mais pour avoir toujours un petit peu un roulement de prospects avec qui je pourrais potentiellement travailler.
Et puis, petit à petit, j'ai aussi commencé à utiliser davantage les réseaux sociaux. Parce qu'au début, je n'étais que sur LinkedIn, mais je ne publiais pas du tout. Je suivais, je regardais un petit peu. Et j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai commencé à publier sur LinkedIn. Et puis, plus récemment sur Instagram.
Et puis, j'ai aussi ma newsletter que j'ai développée il y a un peu plus d'un an. C'est des choses que j'ai faites petit à petit et qui sont un peu du travail de fond que je fais régulièrement. Et puis aussi, quand j'ai des creux, je me dis « OK, voilà, là, cette semaine, je peux écrire quatre, cinq newslette d'avance pour les périodes où j'aurai moins de temps ». C'est des choses soit qui s'anticipent, soit on se dit « Voilà, là, j'ai une période de creux, c'est le moment de mettre à jour mon site ou commencer à chercher des entreprises avec lesquelles je pourrais travailler, histoire d'avoir au moins la liste des entreprises, etc... »
C'est hyper intéressant parce que je trouve... Après, c'est peut-être aussi parce que je suis dans un microcosme, tout le monde dit tout le temps la même chose, mais je trouve qu'on a beaucoup tendance à se dire « Je lance mon entreprise, le premier truc qu'il faut que je fasse, c'est créer mon compte sur Instagram. » Et finalement, toi, ce n'est pas du tout comme ça que tu l'as fait. C'est aussi surement parce que tu as démarré en 2014 et je ne sais pas trop si en 2014, il y avait beaucoup d'entreprises sur Instagram. Mais du coup, c'est quand même hyper intéressant de voir que finalement, on n'a pas forcément besoin des réseaux, même si c'est une source bienvenue quand même de visibilité et que ça peut aider. Ce n'est pas non plus le cœur, finalement, de ta stratégie d'acquisition client ?
Non. Après, ça peut être spécifique aussi au secteur d'activité dans lequel j'ai commencé, parce que c'est vrai que quand on démarche des agences de traduction, elles demandent CV, tarifs. Grosso modo, c'est un peu ça. Donc, au final, tu n'as pas forcément besoin, si tu veux, d'avoir une présence sur les réseaux sociaux, de te faire connaître. Mais ça peut être bien aussi, pour le bouche à l'oreille, si les gens te découvrent sur les réseaux, mais aussi si au moins tu as un profil LinkedIn ou sur un autre réseau social, mais qui est à jour, avec une photo, toutes les informations et que même si tu ne postes pas, tu es quand même assez régulièrement présente pour regarder un petit peu ce qui se passe dans ton secteur. Ça peut aussi être une preuve d'existence autre que sur ton CV et montrer que tu es disponible et accessible sur Internet aussi et c'est une preuve de crédibilité dans un sens. Comme avoir un site Internet, même s'il est tout simple, même si c'est un one page avec juste les informations basiques dessus, ça montre aussi que tu as ta page Internet, tu as ton LinkedIn et je trouve que ça fait un petit peu plus professionnel, ça fait un petit peu plus entreprise en tout cas que d'avoir juste son CV. Du coup, on est moins dans une démarche de « j'envoie un CV pour candidater », mais plutôt dans une démarche de « je propose mes services en tant que prestataire ». Ça, c'est un switch que j'ai fait, je pense, au bout de deux ou trois ans d'activité, quelque chose comme ça, et que j'avais pas eu tout de suite. Ne pas se mettre dans une posture de candidature, mais vraiment de prestataire qui propose ses services. Vous en voulez, vous en voulez pas, vous faites comme vous voulez, mais moi, je les propose. Et on est moins dans ce truc de « j'envoie mon CV j'attends fébrilement une réponse, qu'on me dise oui. » C'est un changement un peu de posture.
Oui, je vois. Finalement, c'est vrai qu'au début, comme tu expliquais, " j'envoyais mon CV, etc...", c'était un petit peu comme une recherche d'emploi. Alors que là, tu t'es vraiment positionnée comme une entreprise à part entière.
Oui, c'est ça. C'est symbolique, mais ce changement de mentalité, de mindset fait un peu la différence quand même.
Et est-ce que concrètement, dans tes résultats, dans le nombre de contrats que tu as eu, etc, tu as senti que ce switch avait eu des effets ou est-ce que c'était vraiment toi avec toi-même où tu te sentais plus à l'aise ?
Comme ça s'accompagnait aussi de la création de mon site, de plus de présence sur les réseaux sociaux et tout, je ne saurais pas forcément te dire quel a été le facteur le plus déterminant. Mais en tout cas, ça m'a motivée à créer mon site. Ça m'a motivée à être plus présente sur les réseaux sociaux, à me dire « Voilà, je fais des actions de communication pour mon activité, pour mon entreprise » et à être moins dans mon individu et ma posture individuelle, de me dire « Je me mets moi en avant sur les réseaux sociaux. » Là, c'était plus « Je mets en avant ce que je fais, pour montrer ce que je fais, montrer mes valeurs, qui je suis, etc. » Mais à titre professionnel. Et ça m'a aussi aidée un peu à surmonter cette peur de publier sur les réseaux sociaux, de se montrer, d'être d'avoir peur du regard des autres, de dire « Oh là là, qu'est-ce que ces personnes vont penser ? Et les gens qui étaient avec moi pendant mes études ? ... » Ce genre de choses, de petites voix parasites qu'on peut avoir en tête. Et au final, se dire « En fait, c'est juste que je fais de la communication, je fais du marketing pour mon entreprise » et ça permet de « dépersonnaliser » un petit peu. Moi, ça m'a aidée. Après, ça aide pas forcément tout le monde, mais en tout cas, ça m'a peut-être aidée de me dire ça.
Ok, intéressant aussi. Donc, du coup, t'as commencé à poster sur les réseaux sociaux et à te créer une présence digitale, on va dire. Tu te souviens quelle année à peu près ?
Il me semble que j'ai créé ma page LinkedIn quand même assez vite et j'ai dû commencer à poster vers 2016, quelque chose comme ça, 2017 peut-être même. Au début, j'ai commencé déjà à commenter les posts d'autres personnes. C'était l'étape numéro 1. Et après, à poster un petit peu plus. Et sur Instagram, j'y suis depuis 2021, fin 2021. En fait, j'ai différencié, un petit peu moins maintenant, mais au début, j'ai différencié LinkedIn, sur lequel je parle plus de mes services de traduction, et Instagram, sur lequel je parle plus de mes services de communication inclusive. Et maintenant, j'en parle aussi un petit peu sur LinkedIn, mais j'ai essayé de cloisonner un petit peu les deux, en quelque sorte, pour que ce soit plus clair pour moi d'abord. C'est deux plateformes pour deux services différents, mais complémentaires. Et après, les sites Internet, mon site de traduction, je l'ai fait en 2020, pendant le Covid, j'avais un peu plus de temps. J'ai pu faire mon site toute seule. Ça, c'était hyper intéressant. J'ai appris plein de choses. Et mon site de communication inclusive, parce que j'ai deux sites. J'ai mon site de traduction et mon site de communication inclusive. Celui- là, je l'ai créé en 2021 aussi. Fin 2021, début 2022.
Ok, ça marche. Moi, c'est comme ça que je t'ai connue. Sur la création de l'entité communication inclusive, est-ce que là, tu te souviens de ce qui t'a donné l'impulsion ou du moment où tu t'es dit « En fait, je vais développer ce service et je vais vraiment en faire une entité à part entière » ?
En fait, j'avais de plus en plus de clientes qui me demandaient de traduire vers le français inclusif, notamment pour la Suisse. C'est beaucoup plus présent qu'en France et j'ai vu qu'il y avait plein de guides de styles différents, de recommandations différentes selon les entreprises, selon les personnes, selon le public qui était visé. Et j'ai trouvé ça très intéressant cette manière de... C'est un peu cette nouvelle langue, qui était assez nouvelle pour moi à l'époque, parce que j'avais des connaissances très basiques. Mais voilà, je n'étais pas plus renseignée que ça sur la question. Et je me suis assez vite rendue compte qu'il y avait des choses qui étaient un petit peu différentes, que c'était parfois un peu confus, que dans les documents de référence que j'avais pour traduire, il y avait différentes techniques qui étaient utilisées, ce n'était pas toujours les mêmes, etc. Donc, il y avait un petit peu un manque de cohérence parfois. Et je me suis dit « OK, en fait, je vois de plus en plus d'entreprises qui utilisent l'écriture inclusive. » Parce qu'une fois qu'on a commencé à ouvrir les yeux sur ça, on repère très vite où est le français inclusif. Mais en fait, ça varie beaucoup selon les types de structures, les publics, etc. Et parfois, les gens ont envie de bien faire, mais ils ne savent pas trop comment parler en inclusif, écrire en inclusif. Et je me suis dit, voilà, moi, j'ai envie de développer un peu cette expertise-là parce que c'est quelque chose qui m'intéresse d'une part, d'autre part parce que c'est aussi le moment où je suis devenue de plus en plus féministe. Je me suis de plus en plus informée sur la question et j'ai compris à quel point la langue, c'était un vrai outil de féminisme. Et j'ai décidé de me former en suivant la formation Écrire sans exclure d'Isabelle Meurville, qui est destinée aux personnes qui exercent des métiers de l'écrit. C'est une formation vraiment sur le français inclusif et j'ai appris beaucoup de choses. Et puis je me suis dit « Maintenant, j'ai un peu toutes les armes, si tu veux, pour me sentir légitime à proposer ce service-là ». C'est pour ça que j'ai commencé à faire ça. Et puis petit à petit, j'ai affiné un petit peu mes offres en comprenant de mieux en mieux le besoin. Parce que ça, je trouve que c'est un petit peu compliqué au début, même si on fait son étude de marché. Au final, c'est en travaillant avec des gens qu'on se rend compte beaucoup plus de leurs besoins, de leurs problématiques, de leurs difficultés etc, et de comment on peut les aider.
Ok, hyper intéressant. Je suis extrêmement contente de t'entendre dire que t'as développé ce service parce que t'avais de la demande. Parce que je trouve que c'est trop bien, c'est une super de nouvelle ! Alors effectivement, en France, je ne sais pas si on en est encore là, même deux ans plus tard. Je pense aussi que peut-être on peut, si tu veux, juste rappeler très rapidement ce qu'est l'écriture inclusive pour que tout le monde soit sur le même niveau d'information dans les personnes qui écoutent, si tu veux bien juste nous dire en quelques mots ce que c'est.
Oui, bien sûr. C'est vrai qu'on en parle depuis un petit moment sans expliquer ce que c'est. Pour faire simple, moi, je parle de communication inclusive de manière globale, comme ça, ça englobe aussi les visuels, les stéréotypes que l'on peut avoir dans les images, les couleurs, etc. C'est le fait de communiquer sans véhiculer de stéréotypes et d'une manière qui parle à tout le monde. Quand on parle d'écriture inclusive, on a souvent en tête plutôt l'égalité hommes-femmes, mais ça va être aussi d'éviter tous les stéréotypes sexistes, mais aussi racistes, grossophobes, etc. Et de s'adresser à tout le monde. Par exemple, sur un site Internet, sur la page des offres d'emploi, quand on cherche un manager ou une manager, ne pas mettre que des photos d'hommes blancs en costume qui ont une trentaine d'années. Voilà, c'est assez cliché, mais je l'ai vu quand même plusieurs fois. Et l'écriture inclusive, par exemple, c'est ne pas s'exprimer uniquement au masculin, parce qu'on le sait, on a cette règle que le masculin l'emporte sur le féminin. Donc voilà, tout est souvent au masculin, en tout cas par défaut. C'est trouver des alternatives visibles ou moins visibles. Visible, ça va être le point médian qui fait beaucoup, beaucoup de polémiques... Et moins visible, ça peut être de parler de nos équipes plus tôt que nos collaborateurs, ce genre de choses. Mais en tout cas, c'est le fait de ne pas reproduire les discriminations et les stéréotypes et de s'adresser à tout le monde.
Merci pour les précisions. C'est vrai que c'est important de donner la définition de ce dont on parle. Après, j'avais fait un épisode sur le podcast au tout début, sur la communication inclusive avec Léa Aniang, que peut-être tu connais. On avait aussi beaucoup parlé de communication inclusive. Du coup, il y a deux questions qui me tarodent. Est-ce que je vais retenir les deux ? Ce n'est pas sûr, mais en tout cas, la première, c'est : parler d'inclusivité sur LinkedIn, ça doit être quelque chose. Est- ce que tu peux nous parler un peu ? Comment ça se passe ? Déjà, bravo de le faire. Linkedin, je n'arrive pas encore à me lancer. Vraiment, ça m'effraie. Je ne sais pas comment toi tu le vis ?
C'est assez particulier parce que je parle en anglais sur LinkedIn à la base, parce que c'était pour ma clientèle de traduction, donc clientèle étrangère, donc anglophone. En fait, le langage inclusif fait beaucoup moins polémique dans des pays anglophones, notamment. Donc, j'ai un public, une audience qui est moins réfractaire parce qu'il y a moins de Français et de Française. Je pense que si j'en parlais en français, j'aurais beaucoup plus de réactions négatives, voire franchement parfois agressives quand je vois ce qu'il y a comme commentaires sous les posts d'autres personnes. C'est assez effrayant. Et j'ai eu un post qui a été viral, en tout cas à mon échelle, et c'était un poste sur « Pourquoi l'écriture inclusive fait polémique en France ? » où j'expliquais la règle du masculin qui l'emporte sur le féminin, le fait que l'Académie française soit franchement opposée, soit très conservatrice au niveau de la langue, notamment. Et j'ai eu beaucoup de commentaires qui disaient que c'était n'importe quoi, qu'il y avait d'autres priorités, qu'on s'en fout, que ça dénature la langue, que c'est moche. J'ai fait une vague de blocage de comptes parce que je n'ai pas l'énergie pour échanger avec ces personnes- là. J'ai l'énergie pour échanger avec des personnes qui sont ouvertes à la question, mais des personnes qui partent avec leurs a priori et qui sont juste agressives, ce n'est pas la peine.
Oui, et puis je pense que ce n'est pas le genre de personne qui va changer d'avis en 3 commentaires LinkedIn.
Oui, voilà. Et puis, quand on met un commentaire LinkedIn avec une insulte à l'intérieur, en fait, je considère que j'ai le droit de ne pas te répondre. D'ailleurs, il y a même une personne que j'avais bloquée et qui m'a envoyé un DM sur LinkedIn pour me dire « Oui, tu m'as bloquée, mais voilà ce que je voulais te répondre. »
Si je t'ai bloquée, c'est que je ne veux pas savoir...
C'est assez hallucinant Alors, j'ai la chance de ne pas du tout avoir de commentaires comme ça sur Instagram. Franchement, je touche du bois parce que ça fait quasiment deux ans que je poste et j'ai eu quelques petits commentaires négatifs, mais vraiment pas de commentaires vraiment haineux, etc. Donc, pour le coup, j'ai encore pas mal de chances. Je ne sais pas si c'est lié au réseau, si c'est lié à ma manière de communiquer, si c'est lié aux personnes avec qui j'échange et du coup, je ne sais pas si c'est montré à moins de personnes aussi, un peu des trolls, etc. Je ne sais pas du tout, mais c'est vrai que j'ai l'impression que sur LinkedIn, ça fait beaucoup plus polémique et que les gens sont très virulents alors que c'est leur profil professionnel. Je trouve que c'est assez incroyable.
Oui, mais je trouve qu'en même temps, LinkedIn encourage un peu la polémique, les positions clivantes et que du coup, c'est un peu aussi leur but, je pense parfois, de faire le buzz, entre guillemets.
Oui, parce qu'il y a aussi des posts anti écriture inclusive où il n'y a absolument rien de concret dans le post, mais c'est juste dire l'écriture inclusive, ça dénature la langue, point final, et ça fait un peu le buzz. C'est vrai que l'algorithme de LinkedIn qui met en avant les posts en fonction du niveau de commentaires, etc. Et surtout qui montre les posts que les gens de ta communauté commentent. C'est peut-être aussi pour ça. Et puis, je suis aussi sur LinkedIn suivie par pas mal de linguistes, de traducteurs, de traductrices et du coup, c'est des gens qui sont quand même plus attachés à la langue, on va dire, qu'une personne lambda. Et il y a des personnes qui estiment que la langue, c'est ça, que les règles de grammaire, c'est ça. Et merci, au revoir.
Oui, alors qu'on rappelle quand même que une langue... Enfin, je veux dire, tu compares le français d'il y a 100 ans, j'imagine que ce n'est pas le même qu'il y a maintenant. Et d'il y a 200 ans, ce n'est pas le même qu'il y a 100 ans. C'est ça évolue, c'est l'effet naturel de la vie...
Oui, c'est le principe d'une langue vivante, c'est qu'elle vit. Oui, mais c'est vrai qu'on dit toujours la langue de Molière. Je pense que si on devait lire Molière comme il l'a écrit à son époque, ce ne serait pas la même chose. Mais oui, il y a plein d'idées reçues, ça serait un sujet d'épisode à part entière, je pense. C'est sûr que c'est un sujet qui fait polémique et il faut prendre un petit peu... Pas forcément prendre des pincettes, mais en tout cas peut-être un peu plus choisir ses mots quand on en parle.
Oui, pour te protéger aussi, parce que le but, ce n'est pas de te faire insulter. Ça a aussi des conséquences sur ta santé mentale.
Oui, c'est ça. Oui, mais on oublie un peu parfois que derrière un compte, il y a des vraies personnes.
Quand tu t'es dit « Je vais commencer à parler de communication inclusive », est-ce que tu avais conscience quand même que ça allait générer ce genre de réactions peut-être ?
Oui, d'un côté, parce que je sais que c'est un sujet qui fait polémique. Et c'est aussi pour ça que j'ai à cœur d'être dans une démarche de pédagogie et de dialogue. Et du coup, ça me pousse à me mettre un petit peu dans les baskets des gens qui vont lire mes posts, mais qui ne savent pas ce que c'est que l'écriture inclusive, par exemple. Et je me dis « OK, si tu tombes sur un post et que tu ne sais pas ce que c'est, il ne faut pas que tu aies l'impression que ce soit des trucs qui soient excluants pour toi. » J'ai des posts qui sont engagés, forcément, mais je m'attache plus à « Pourquoi c'est utile d'écrire en inclusif ? Comment on peut faire ? Plutôt que si t'écris pas en inclusif, c'est que tu es intolérant ou sexiste. Parce que ce n'est pas du tout le message que j'ai envie d'avoir. J'ai envie d'être plus dans un truc où je montre une image positive, montrer que ça peut être intéressant, ça peut être créatif, donner un petit peu plus envie aux gens, en tout cas d'explorer un peu le langage inclusif, de découvrir l'inclusion et la diversité de manière générale. C'est des choses qu'ils ne connaissent pas forcément.
Est- ce que ton objectif à terme, ce serait éventuellement de ne faire que de la traduction inclusive et de laisser de côté le reste ou tu aimes bien avoir cet équilibre des deux ?
J'aime bien avoir l'équilibre des deux parce que je m'étais posée la question de me dire « Est-ce que je garde que le conseil en communication inclusive ? » Et en fait, les deux m'intéressent. Je n'ai pas envie de lâcher la traduction parce que c'est vraiment un exercice qui me plaît beaucoup, même après neuf ans. J'ai de la chance. Et en même temps, j'ai envie de traduire que vers du français inclusif parce que là, j'ai encore des clients, des clientes qui refusent le français inclusif. En tout cas, tout ce qui est points médians, tout ce qui est féminisation des noms de métiers, même parfois ce genre de choses. Et c'est vrai que c'est un peu compliqué parce que je me dis « Il faut que je traduise en fonction du style de la personne. » C'est un petit blocage, mais en tout cas, non, j'ai envie de garder les deux. Ce sont des activités qui sont complémentaires, les deux, c'est un peu de la rédaction aussi. Quand je réécris un contenu en français inclusif, c'est aussi de la rédaction et de la traduction aussi. Et puis, j'ai envie de garder aussi cet aspect langue étrangère, cette diversité. Je trouve que l'avantage qu'on a quand on est freelance, c'est de pouvoir garder un peu les activités qui nous plaisent. Pas que, c'est sûr qu'on a toujours des choses plus ou moins intéressantes. La compta, par exemple, voilà, c'est pas ma passion. Mais disons que c'est compensé par le fait de pouvoir un peu organiser ses journées, organiser ses activités et les faire évoluer aussi. Je me dis, voilà, pour l'instant, j'ai envie de garder la traduction, mais ça se trouve, un jour, j'en aurai plus du tout envie. Et dans dix ans, je ferais que de la communication inclusive, on ne sait pas.
Et du coup, tu proposes systématiquement à ta clientèle le français inclusif. Et d'ailleurs, est- ce que tu proposes aussi de l'anglais inclusif ?
Tu traduis toujours vers ta langue maternelle. Donc, moi, c'est le français. Je le propose. Je fais un petit tour sur le site internet. Si je vois qu'il y a déjà des petits efforts qui sont faits, du genre les directeurs et les directrices, des choses comme ça, des petits féminins glissés par-ci et par-là, je me dit « La porte est ouverte, je peux y aller ». Après, parfois, quand je n'ai pas cette demande-là, je ne le propose pas forcément, mais je peux le faire un petit peu en sous-marin. Ça nécessite un temps supplémentaire, donc je ne le fais pas toujours. Mais quand j'ai la possibilité, je le fais un petit peu en sous-marin. Quand une agence va dire « Mes clients », moi, si je traduis par « Ma clientèle » et que ça passe tant mieux. Mais en général, oui, je le propose sans l'imposer. C'est-à- dire que si l'entreprise me dit que non, elle préfère garder tout au masculin, soit par souci de cohérence avec ses autres supports, soit parce que pour l'instant, ce n'est pas une demande qui a été faite. Je respecte. Parce que ça me titille un petit peu, mais je respecte parce que chaque entreprise en est à un endroit différent dans sa communication aussi. Surtout en entreprise, c'est des process qui peuvent prendre du temps. Tu peux avoir des personnes qui sont ouvertes sur la question dans le service com, mais pas du tout dans le marketing et ça bloque en interne.
Oui, d'ailleurs, j'ai travaillé à la SNCF et j'étais dans un service com d'une entité. La SNCF, c'est une énorme entreprise avec plein, plein, plein d'entités, de groupes, etc... Nous, on avait la consigne d'utiliser l'écriture inclusive, ce que je trouvais très cool. Mais même au sein de mon service, des gens disaient « Non, moi, je n'ai pas envie ». J'imagine qu'à l'échelle même d'une plus petite entreprise, c'est quand même un process long.
Oui, ça nécessite déjà d'expliquer ce que c'est.
Oui, c'est vrai parce qu'après, il faut maîtriser aussi...
Oui, c'est ça. C'est un petit peu en deux temps. C'est d'abord sensibiliser aux questions : à quoi ça sert, qu'est-ce que c'est et comment on peut le mettre en place. C'est vrai que s'il n'y a pas une vraie volonté au niveau de l'entreprise globalement, c'est compliqué d'avoir une personne qui fait sa petite initiative de son côté, mais qui n'est pas suivie par les 99% de l'entreprise...
Ok. Du coup, si on revient sur ton expérience plus globale de l'entrepreneuriat, pour toi, qu'est-ce qui a été le plus difficile à gérer ?
Je dirais, comme on en parlait tout à l'heure, le fait qu'il y ait des creux, le manque de régularité à la fois dans le travail, les missions, et dans les revenus. Ça va ensemble, normalement. C'est vrai que ça, c'est encore difficile à gérer, on en a parlé tout à l'heure. Et le fait que je n'ai pas vraiment de plan B, de me dire que, imagine demain tout s'arrête, il n'y a pas de raison, mais imagine, il y a toujours ce « et si ». Et si demain tout s'arrête, je fais quoi ? Ça va avec le fait de ne pas avoir de régularité tout le temps, tous les jours, etc. Et de ne pas trop pouvoir prévoir ce qui va en être de mon activité. Après, c'est un petit peu aussi la même chose en salariat. Tu ne peux jamais prévoir, ça se trouve, que tu vas être licencié économiquement ou pour d'autres raisons et tu vas te retrouver au chômage, devoir reconstruire un petit peu ton parcours professionnel. Mais ce manque de régularité... Enfin, pas de régularité, mais de variabilité des revenus et des projets, ce n'est pas toujours facile à gérer. Et surtout, au début, c'était très compliqué.
Je comprends à 1000%. Et du coup, tu parlais justement quand tu es salarié, tu n'es pas à l'abri que ta boîte ferme ou qu'il se passe je ne sais pas quoi, mais tu te retrouves quand même avec le chômage qui, quand même, est un sacré privilège, on ne va pas se mentir. Quand on est en auto entreprise, je ne sais pas si t'es toujours en micro-entreprise ou pas, mais on n'a pas de droit au chômage. Est-ce que tu as pris des dispositions ou un truc particulier pour pallier à cette éventualité ?
Je mets de côté. Au cas où voilà. Et puis après, pour tout ce qui est... On n'en a pas parlé, mais tout ce qui est arrêt maladie, arrêt longue durée, etc, j'ai pris une complémentaire spécifique, une assurance spécifique en me disant « On ne sait jamais on n'est pas à l'abri d'un congé maladie qui soit pas trop pris en charge. » Parce qu'on a des indemnités en tant que micro-entreprises, mais ce n'est pas mirobolant. Mais sinon, non, je ne sais pas. Je n'ai pas vraiment de plan. J'ai des petites idées comme ça en me disant « Si jamais je pourrais potentiellement retrouver un emploi salarié en traduction ou en communication, etc. » Mais en tout cas, j'ai l'impression quand tu es en micro-entreprise, à ton compte de manière générale, c'est t'assurer d'avoir un minimum d'épargne dans la mesure du possible. Ce n'est pas toujours possible, mais dans la mesure du possible, c'est plusieurs mois de trésorerie d'avance. L'idéal, c'est un an, mais bon, ça peut être long d'arriver à un an de trésorerie... Mais en tout cas, mettre de côté. Parce que moi, j'ai commencé, je n'avais pas du tout de chômage. C'était vraiment ça ou rien.
Oui, c'est vrai que ça, c'est quand même aussi un énorme privilège qu'on a souvent quand on commence la création d'entreprise, c'est que quand c'est une reconversion ou un truc de ce style, souvent, tu arrives à t'arranger pour avoir le chômage et du coup, tu as un an et demi, deux ans où tu as une petite sécurité. Mais toi, du coup, à la sortie des études, pas du tout.
Non, et en même temps, je suis quand même dans un milieu privilégié dans la mesure où mes parents ont pu... Enfin, j'avais cette sécurité-là de me dire "si je n'arrive pas à payer mon loyer, mes parents pourront me dépanner". Ce qui est une chance énorme. Je n'ai pas compté dessus en me disant « Tant pis, là aujourd'hui, je suis fatiguée, je ne travaille pas, on verra bien demain. » Mais c'est rassurant de se dire « OK, au moins, j'ai toujours cette option-là, on va dire, ce filet de sécurité. » J'ai conscience que c'est parce que je suis privilégiée que j'ai ce filet de sécurité et que si je n'avais pas eu ce filet de sécurité, j'aurais peut-être recherché un emploi salarié, sûrement même recherché un emploi salarié à temps partiel ou à temps plein. D'autant que je suis en région parisienne, donc les loyers sont élevés... Avec un temps partiel c'est compliqué.
J'imagine. C'est une parfaite transition vers ma question suivante qui est que, pour moi, dans tous les parcours, il y a une part de chance. Ça n'enlève rien au travail, mais pour moi, dans tous les parcours, il y a une part de chance. C'est quoi pour toi les deux ou trois fois ou les deux ou trois trucs sur lesquels tu as eu de la chance et qui t'ont permis d'en arriver là où tu en es aujourd'hui ?
De manière générale, le fait d'avoir une éducation dans un milieu privilégié. J'ai pu faire des études sans avoir besoin d'avoir un travail étudiant à côté, donc ça m'a permis d'être pleinement concentrée dans mes études. J'ai pu être dans une école de traduction payante. Je dis pas ça parce que je n'aurais pas été bien à la fac, ça n'est pas du tout ce que je dis. C'est juste que c'est une grande école de traduction qui est reconnue, etc. Et que j'avais envie de faire. Et surtout, un diplôme que les gens connaissent quand on est dans le monde de la traduction. Mais donc, c'est une école privée payante et chère, évidemment. Un peu comme le modèle des écoles de commerce. Et donc d'avoir aussi ce filet de sécurité en me disant « Je commence et on verra si j'arrive à payer mon loyer. » Mais en tout cas, si je n'arrive pas à payer mon loyer, j'ai toujours un filet de sécurité. Et ça, c'est une chance énorme et je trouve que c'est à ne pas négliger du tout et en avoir conscience, c'est hyper important. Au même titre qu'avoir conscience du fait que j'ai pu faire mes études sans stress particulier, parce que j'ai pu vivre chez mes parents, j'avais un peu moins l'organisation du quotidien, j'avais pas besoin d'avoir un travail à côté.
Oui, c'est sûr, en termes de charge mentale...
Exactement. C'est hyper important. Voilà. Donc ce point-là.
La chance d'avoir un ami qui travaille dans une agence de traduction quand je me suis lancée. Parce que ça, mine de rien, c'est quand même grâce à lui que j'ai eu ma première cliente avec qui j'ai travaillé pendant très longtemps. Donc ça, j'en suis très contente. Idem aussi, j'ai une amie aussi qui travaille dans une autre agence de traduction, qui est actuellement cliente avec laquelle je bosse, pas le plus, mais avec qui je travaille beaucoup et qui a pu faire parvenir mon CV. Après, tu as toujours des tests de traduction. C'est à toi de faire tes preuves si tu veux. Mais d'avoir cette porte d'entrée- là, c'est une chance énorme. Et ça vient aussi, c'est en fonction des gens que tu connais. Moi, c'est des gens que j'ai connus pendant mes études. Mais cette chance- là de te dire « Je connais une personne qui a pu me donner un coup de pouce », je trouve que parfois, on met un peu en avant le réseautage, comme si ça venait de soi, comme s'il faut se constituer un bon réseau. Mais en fait, le réseau ne se constitue pas tout seul. C'est-à-dire qu'il y a déjà des gens qui constituent ton réseau avant même que tu commences à travailler et ça fait une grosse différence. Je trouve qu'un peu ce truc de « Il faut se constituer un réseau et parler aux gens », etc, ça ne vient pas forcément naturellement déjà de base. Il faut en avoir conscience aussi.
Oui, je suis entièrement d'accord avec toi. Moi, pendant longtemps, on m'a dit « Il faut travailler ton réseau, travailler ton réseau. » Alors moi, je viens d'un milieu où le réseau, c'est l'inconnu... Je pense que si je dis à ma mère « Il faut travailler ton réseau », elle ne sait pas ce que ça veut dire. Et je me disais « Comment je fais pour parler à cette personne que je connais pas ? » C'est pas du tout un truc naturel pour moi. Et oui, c'est très vrai, même si ça peut s'apprendre. Maintenant, j'ai une autre approche. Merci beaucoup pour ta transparence, c'est important.
Je t'en prie. Pour moi, c'est aussi important de pas avoir une vision de l'entrepreneuriat où, oui, j'ai travaillé, mais en fait, j'aurais pu très bien travailler tout autant et ne pas avoir les mêmes résultats, parce que je n'ai pas eu ces chances- là. Pour moi, c'est important de ne pas nier ces privilèges-là et de faire le self-made man ou woman plutôt.
C'est ça. Et est-ce que tu penses qu'a contrario, il y a aussi des choses qui, indépendamment de ta volonté, ont joué en ta défaveur ?
Oui. Après, c'est plus des questions de mentalité / santé mentale. Je suis quelqu'un d'assez stressée, anxieuse, donc ça, c'est sûr que ça ne joue pas en ma faveur de manière générale. Et le fait de ne pas forcément oser participer à des événements en présentiel, ce côté démarchage, en fait, que je n'ai pas du tout, pas trop. Et le fait de ne pas avoir appris ça pendant mes études. Ça, c'est quelque chose que je trouve un peu regrettable parce que quand on fait des études de traduction, sachant que la majorité des traducteurs et traductrices sont freelance, je trouve ça un peu dommage de ne pas nous avoir appris un peu les bases de la prospection, etc. Ça, je pense que ça a joué un peu en ma défaveur au début, parce que j'ai dû apprendre sur le tas et me rendre compte par moi-même que c'était important, etc. Et à l'époque, on en parlait peut-être moins aussi. Je ne sais pas si c'est parce que je me renseignais moins ou si c'est parce qu'aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui se lancent dans un entrepreneuriat en se disant « Bon, on verra bien. » J'ai l'impression qu'il y a un petit peu ce mythe parfois quand je vois des posts Instagram qui parlent d'entrepreneuriat, je me dis « Mais en fait, il faut arrêter de vendre du rêve aux gens comme si c'était du jour au lendemain. Tu crées ton site internet ou ta page Insta et puis tu fais 100K à l'année. » Je trouve parfois il y a un peu de ventes de rêve comme ça.
Exactement. C'est exactement pourquoi j'ai fait cette série d'interviews, c'est que je veux montrer la vraie vie.
C'est très bien. De montrer aussi un petit peu, je ne vais pas dire l'envers du décor, mais que les parcours sont quand même très différents selon les gens et qu'il y en a qui réussissent du jour au lendemain, mais c'est quand même assez rare. C'est du boulot derrière, c'est aussi des chances, c'est aussi des opportunités qu'on a ou qu'on n'a pas, c'est plein de facteurs.
Exactement. C'est une très, très belle conclusion. Merci beaucoup pour cet interview. Merci pour ton honnêteté et ta franchise. C'était très, très chouette. S'il y a une dernière chose que tu as envie d'ajouter, un truc qui te semble important à transmettre, n'hésite pas.
Disons cette idée de transparence, de ne pas... Alors, des deux côtés, ne pas montrer que les bons côtés sur les réseaux sociaux, ne pas faire croire aux gens que tout est simple quand on parle d'entrepreneuriat et d'un autre côté, avoir conscience qu'il y a des choses dont on ne parle pas sur les réseaux sociaux, dont les gens ne parlent pas forcément, des difficultés qui sont venues dans leur parcours, des chances qu'ils ont pu avoir. Avoir conscience que les réseaux sociaux, ça reste quelque chose, des contenus qui sont choisis, pas tout ce que les entrepreneurs, entrepreneuses montrent de leur vie. Il y en a de plus en plus qui montrent aussi l'envers du décor et ça, c'est hyper cool. Mais avoir cette conscience-là et puis, de manière plus générale, rester ouvert, ouverte d'esprit et toujours dans le dialogue. Je dis ça pour le côté communication inclusive, mais je trouve que c'est important de manière générale, de ne pas partir du principe que tout le monde a les mêmes connaissances. Avoir cette ouverture d'esprit, au fond.
Très bien. Merci beaucoup Charlotte.
Merci à toi.
Retrouvez Charlotte :
- Sur ses sites : communicationinclusive.fr & martitranslations.com
- Sur Instagram : @communicationinclusive
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Haaaa le RGPD... On en a toustes entendu parler, on sait qu'on est concerné·es mais en vrai... C'est pas un peu compliqué tout ça ?
Dans cet article, je vais tenter de vous expliquer le plus simplement possible ce qu'est le RGPD et comment l'appliquer et être en règle dans votre entreprise.
Cet article a été rédigé avec l'aide de Julie et Oriane, docteures en droit et fondatrice de Houjo, les kits juridiques en ligne pour entrepreneur·ses.
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Le Réglement Européen pour la Protection des Données est un règlement européen qui s'applique à toutes les entreprises, micro-entreprises incluses, basées en France et en Europe. Ou même basées à l'étranger, si les entreprises ciblent des clients résidents européens.
Voilà, ça, c'est le cadre d'application du RGPD : tout niveau d'entreprise, peu importe sa capacité, sa taille, le nombre de salariés, et en Europe ou à l'étranger, mais toujours dans l'esprit que ça touche les résidents européens, donc les résidents et nationaux français.
Ce fameux RGPD, c'est tout simplement l'ensemble des règles qui protègent les données personnelles des personnes. Et en tant qu'entreprise, peu importe votre taille, des données personnelles, vous en récoltez forcément.
Une donnée personnelle, c'est une information qui permet d'identifier directement ou indirectement une personne.
Directement, ça veut dire nom, prénom, adresse e-mail, par exemple.
Indirectement, ça veut dire plusieurs informations concomitantes qui vous arriveraient en termes de faisceaux d'indices qui permettraient d'identifier une personne.
L'enjeu, il est fondamental. Parce qu'à partir du moment où on a une entreprise, on est amené·e à collecter ces informations. Le nom, le prénom, l'adresse e-mail, éventuellement le numéro SIREN/ SIRET... Si vous travaillez avec d'autres entreprises, vous êtes amené·es à être responsables du traitement de ces données personnelles. Et donc, à partir du moment où vous êtes responsables de ce traitement, vous avez les trois obligations suivantes.
Le RGPD est entré en vigueur en 2018 et je vais tenter de résumer les 800 pages de règlement en trois mots.
Transparence et consentement, ça, c'est le premier bloc.
C'est à dire que vous devez, à votre niveau, être tout à fait clair·es et transparent·es vis à vis de vos client·es et des personnes qui visitent votre site web sur ce que vous faites de leurs données personnelles.
Le deuxième bloc c'est la confidentialité. Les données qui vont transiter par votre entreprise doivent être protégées et ne peuvent pas être transférées ou transmises n'importe où et n'importe comment.
Et le troisième point, c'est la sécurité.
Sécurité, ça veut dire que toutes les informations qui vont être collectées dans le cadre de votre pratique doivent être sécurisées informatiquement, protégées et hébergées de manière sécurisée sur des disques durs externes, un cloud avec des mots de passe solides et robustes, etc...
La manière la plus simple et efficace de se protéger, c'est d'avoir une politique de confidentialité robuste et solide. C'est à dire qu'elle corresponde bien à ce que vous faites concrètement sur votre site internet et dans le cadre de votre activité.
Et surtout, il faut que vous puissiez être transparent·es dans ces données que vous avez collectées. Et que vous puissiez à n'importe quel moment justifier auprès de la CNIL (la Commission Nationale Informatique et Liberté, qui est l'agence qui orchestre l'application du RGPD) :
Il est important aussi quand vous avez une newsletter, quand vous vous mettez à disposition des ebook, des formations en ligne, des systèmes de paiement par votre site internet ou tout simplement quand vous signez un contrat avec n'importe quel·le client·e, que ce·tte client·e soit informé·e de votre politique de confidentialité.
Qu'iel sache exactement, c'est une obligation légale, ce que vous faites de ses données, combien de temps vous les hébergez, pourquoi vous les collectez et l'informer également de ses droits, c'est à dire le droit de supprimer, de se désabonner, par exemple de la newsletter, de modifier ses données dans votre registre, etc...
Pour conclure, maintenant que vous savez clairement ce qu'est le RGPD, voici les 3 actions que vous pouvez mettre en place dès maintenant dans votre entreprise :
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Comment créer son entreprise en respectant, vraiment, ses valeurs ?
Le mot valeur a perdu de son sens. On entend partout qu'il est trop utilisé. Maintenant tout le monde dit avoir des valeurs. C'est un peu la même chose avec le mot éthique. C'est vraiment des termes qui sont galvaudés, qui ont été très utilisés, parfois utilisés à tort.
Et on a maintenant des gens qui disent « Oui, moi, j'ai des valeurs » quand ils font juste des trucs normaux. Par exemple : "Moi, ma valeur, c'est d'être professionnelle, c'est-à-dire que si tu travailles avec moi, je vais te fournir une prestation de qualité."
Alors ça, excusez moi, mais c'est quand même un peu la base. Pour moi, c'est pas avoir des valeurs que de respecter les gens, c'est normal, ça devrait être le minimum syndical.
Mais comme on s'est rendu compte que les gens avaient envie, justement, de retrouver d'autres valeurs que juste la productivité et le travail à n'importe quel prix, les mots valeurs éthiques, authentiques, responsables, etc..., ce sont des mots qui sont devenus vendeurs. Là où il y a 10 ou 15 ans, on disait « C'est bon, c'est une mode, ça passera. » Maintenant, on a compris que c'était un petit peu plus durable que ça.
Et donc, malheureusement, à force d'être utilisé, on peut se dire que ça a un peu perdu de son sens.
Mais pour moi, en fait, ça a toujours du sens.
De dire qu'on veut créer son entreprise et défendre ses valeurs, ça a toujours du sens, profondément.
Et si, pour vous aussi, aujourd'hui, j'avais envie de vous proposer un peu un épisode best of, des meilleurs articles de blog ou épisodes de podcast si vous souhaitez créer votre entreprise en respectant vos valeurs.
En les respectant profondément, de façon concrète et en passant à l'action.
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Le premier article vers lequel j'ai envie de vous renvoyer, c'est l'un des premiers publiés sur ce blog :
✒️ C'est quoi une entreprise éthique ?
Pourquoi je vous renvoie d'abord sur cet article ? Parce que les valeurs qu'on défend et l'éthique qu'on a, c'est vraiment propre à chaque personne.
C'est à dire que moi, quelque chose qui me paraît juste et important, c'est peut être pas la même chose que pour vous.
Et forcément, moi, je parle de mon prisme et de ma position.
Donc, dans tous les conseils que je donne et dans toutes les réflexions que je partage, c'est mon point de vue avec ce qui, moi, me paraît important, ce que moi, j'ai envie de défendre.
Mais peut être que c'est pas la même chose pour vous.
Peut-être que c'est un peu la même chose, mais pas complètement.
Et donc je trouve que c'est bien d'aller lire cet article parce que j'y donne vraiment ma vision à moi de l'entreprise éthique, de ce que c'est de créer son entreprise en respectant ses valeurs.
Et ça me semble important de l'avoir en tête avant de lire les autres articles parce que, comme je vous l'ai dit, c'est propre à chacun et chacune. Et donc c'est bien de comprendre dans quelle position moi je me place pour écouter la suite.
Ensuite, j'avais envie de vous partager des ressources si vous avez envie de créer une entreprise en respectant vos valeurs, mais que vous avez peut être certains blocages.
Soit des blocages vis à vis de vous, c'est à dire que vous vous dites que vous n'êtes peut être pas assez légitime pour agir, que vous n'êtes pas parfait·e sur toute la ligne et que du coup, ça ne sert à rien d'agir ou de défendre des valeurs publiquement.
Mais déjà, sachez qu'il n'en est rien. Vous n'avez pas du tout besoin d'être parfait·e pour agir et pour parler de ce que vous faites.
Et la première ressource que je vous conseille, c'est l'épisode numéro 12 du podcast :
🎙 Entrepreneuriat et écologie, ces mythes qui nous empêche d'agir
Dans cet épisode je reviens justement sur des pensées ou des blocages qu'on peut avoir et où on se dit : je ne peux pas entreprendre et être dans une démarche écologique parce que ceci ou cela, parce qu'il faut être parfait, parce qu'il faut un bac+12 en RSE ou je sais pas quoi.
Cet épisode, il est vraiment là pour vous dire que peu importe où on se trouve sur le chemin, on peut faire des choses et on est aussi légitimes que n'importe qui.
Avec quand même une petite alerte. Certes, on peut toustes s'engager à nos niveaux, il n'y a pas une meilleure façon de faire et même si on n'est pas parfait·e, on peut le faire.
Mais il est très important de ne pas tomber dans le greenwashing, évidemment.
Et donc j'ai aussi un article sur ça parce que moi, personnellement, c'est une peur que j'ai, de tomber dans le greenwashing.
C'est un petit sentiment d'illégitimité. De me dire que peut-être ma démarche n'est pas assez poussée. Alors que je sais très bien que ma démarche est honnête et sincère, mais voilà...
Je me dis que peut être que vous aussi, vous avez peur de tomber dans le greenwashing, vous savez pas trop où placer le curseur, etc... Et donc j'ai un article sur le greenwashing :
✒️ Greenwashing : comment prouver votre réel engagement ?
Comment faire pour communiquer de façon transparente, honnête et sans en faire trop ?
Et enfin, le dernier épisode un peu mindset que je vous conseille, ce n'est pas forcément sur des blocages que vous avez vis à vis de vous même, mais peut être des blocages en vous disant « Faire les choses de façon plus responsable, ça va me bloquer. Je ne vais pas pouvoir faire ce que je veux. »
J'ai abordé cette question vis à vis des sites Internet éco-conçus avec cet article :
✒️ Créer un site écologique : 5 idées reçues complètement fausses
Dans cet article, je vous explique ce à quoi vous n'aurez pas à renoncer, même si vous optez pour un site Internet éco-conçu.
Parce que parfois, on peut avoir l'impression que créer son entreprise en respectant ses valeurs, ça va nous bloquer.
Mais il y a plein de choses qui sont possibles !
Ensuite, il y a une notion qui est importante pour moi, et qui l'est vraiment de plus en plus dans la notion d'entrepreneuriat éthique, c'est aussi le fait de créer une entreprise en se respectant soi.
En faisant en sorte d'être bien, tout simplement.
J'ai trois ressources qui peuvent vous aider à créer votre entreprise sans que ce soit au détriment de votre santé physique ou mentale ou de votre situation financière :
🎙 Le slowpreneuriat, travailler moins mais mieux
C'est un épisode que j'ai enregistré avec Laure Dodier de Ma slow boite, il y a déjà quelques temps. Depuis, elle a fait beaucoup de chemin et je pense que vous la connaissez peut-être. Mais en tout cas, son discours n'a pas changé depuis l'époque. Et cet épisode est vraiment extrêmement intéressant pour remettre en question la façon dont on voit le travail et la place que ça prend dans nos vies.
Et surtout quand on est dans l'entrepreneuriat, où il y a beaucoup cette idée qu'il faut forcément travailler beaucoup, beaucoup. Il faut forcément s'épuiser au moins les premières années pour pouvoir avoir des résultats, etc.
Laure, elle explique très bien comment c'est possible de faire autrement, de faire mieux mais moins et de mieux se respecter, respecter sa santé physique et mentale, de respecter son temps libre aussi.
C'est vraiment un épisode très intéressant que je vous conseille d'aller écouter si ce n'est pas déjà fait. C'est un des épisodes les plus écoutés du podcast et je pense que c'est parce que c'est une thématique qui nous parle beaucoup et dont on a besoin.
🎙 Comment gérer son éco-anxiété ?
Ensuite, le deuxième épisode que je peux vous conseiller dans ce volet de mieux se respecter et d'être plus bienveillant·e envers nous même, c'est un épisode sur l'éco-anxiété.
Je ne suis pas psychologue, je ne suis pas psychiatre, je ne suis pas médecin. Donc cet épisode, c'est vraiment juste un partage d'expérience personnelle. Je me souviens d'ailleurs que je l'avais enregistré de façon très spontanée, sans avoir rien préparé, sans avoir même préparé le fait que j'allais aborder ce sujet. Mais c'est une conversation avec une amie qui m'avait déclenchée cette idée.
Je sais très bien que quand on s'intéresse au sujet d'éco-responsabilité, ça peut être vraiment source d'angoisse. Et donc, dans cet épisode, je vous donne un peu ce que moi, je mets en place pour mieux gérer cette écoanxiété.
L'éco-anxiété, c'est le fait d'être stressé·e, angoissé·e quand on se retrouve face à la réalité de l'état de la planète et de la société actuellement. Ça peut être très, très lourd.
J'ai mis des petites choses en place pour me protéger, pour prendre soin de ma santé mentale. C'est ce que je vous partage dans cet épisode.
🎙 Fixer un tarif juste et rentable
Et enfin, le dernier épisode que je vous conseille dans ce volet de mieux se respecter, c'est un épisode où on parle de sous.
C'est une interview que j'ai faite avec Antoine Gerard, qui est spécialiste du pricing et dans lequel on discute de comment on fait pour fixer un tarif qui soit juste. Parce que généralement, quand on entreprend et qu'on a des valeurs humaines, sociétales, environnementales, le premier truc qu'on se dit, c'est :
"Moi, je veux être accessible à tout le monde. Je veux avoir un impact sur le plus de personnes possible. Je veux changer des choses et du coup, j'ai pas envie de me mettre à un tarif trop cher parce que la réalité financière de la vie, c'est que si c'est trop cher, il y a peut être moins de gens qui y auront accès."
Et en fait, avec Antoine, on a vraiment discuté de cette idée de, oui, c'est bien de proposer des tarifs justes, mais c'est aussi très important de proposer des tarifs rentables pour nous mêmes.
Parce qu'il faut garder en tête que nous sommes notre entreprise et que si on ne se rémunère pas assez, en gros, on ne se donne pas la chance de durer.
Parce que ça va peut être durer un moment. Peut-être qu'on va avoir Pôle emploi qui nous aide ou des économies, etc. Mais au bout d'un moment, si on ne se paye pas assez, ça veut dire qu'on ne va pas pouvoir vivre de notre activité et donc on ne va pas pouvoir continuer à diffuser le message positif qu'on a envie de diffuser. Donc voilà, ce n'est pas forcément la meilleure stratégie.
Et c'est de ce sujet dont on a parlé avec Antoine. C'est un épisode très intéressant et je pense qu'il va intéresser plein de gens parce que je sais que c'est un problème qu'on rencontre tous et toutes de ne pas oser se payer.
Donc, je pense que c'est un épisode d'utilité public que tout le monde devrait écouter.
Ensuite, on rentre un petit peu plus dans le concret avec cette fois tout ce qui va tourner autour de la communication responsable et durable.
J'ai trois ressources à vous conseiller si vous avez envie de vous orienter vers une communication qui défend vos valeurs.
🎙 Avoir une communication plus inclusive dans son entreprise
C'est une interview de Léa Aniang, qui est spécialisée en communication inclusive et qui nous explique pourquoi c'est important et comment on peut faire pour être plus inclusif et inclusive dans sa communication.
✒️ Comment adopter une communication responsable ?
Déjà qu'est ce que ça veut dire avoir une communication responsable ? Et puis ensuite, je vous donne des actions concrètes, des choses à faire, à garder en tête pour avoir une communication responsable.
✒️ Créer une stratégie de communication durable et efficace
Là, on est vraiment focus sur la stratégie de communication. Qu'est ce que c'est ? Parce que ça, c'était un grand mystère pour moi pendant longtemps. Et un jour, j'ai compris. Je me suis dit « C'est que ça ? Ok, tout va bien. » Donc, déjà ça, qu'est ce que c'est une stratégie de communication ? Et surtout, comment on fait pour en créer une qui soit durable et efficace ? C'est à dire trouver le bon équilibre entre faire de la communication de façon efficace et se rendre visible et trouver une clientèle. C'est quand même un des buts premiers de la communication. Mais faire aussi en sorte qu'elle soit durable à la fois au sens de durable pour la planète, la société, mais aussi durable pour nous même, c'est à dire quelque chose qu'on va réussir à tenir dans la durée.
Ensuite, si on resserre encore un petit peu l'entonnoir et qu'on va sur un thème encore plus précis, qui est mon thème de prédilection, mon métier, on va avoir tout ce qui concerne l'éco-conception web.
C'est à dire le fait de créer un site internet de façon plus écologique et respectueuse de l'environnement et de la société.
Là, évidemment, c'est le thème où il y a le plus de ressources :
✒️ Pourquoi créer un site éco-responsable ?
Je vous explique tous les avantages de créer un site éco-responsable, au delà de juste avoir un impact un peu moins négatif.
✒️ Le guide de l'éco-conception web
Là, c'est vraiment tout ce qu'il y a à savoir sur l'éco-conception web, comment ça marche, ce que c'est, etc...
✒️ L'hébergement web écologique : tout comprendre facilement
Déjà, si vous ne comprenez rien à l'hébergement web, je vous explique tout dans cet épisode pour comprendre de façon facile. Et puis, en plus, je vous explique comment un hébergement web peut être écologique et je vous donne des prestataires qui en proposent.
✒️ Quel est l'impact environnemental d'un site internet ?
C'est la question numéro 1 qu'on me pose quand je dis que je fais des sites éco-responsables. Tout le monde me dit « Mais c'est quoi un site éco-responsable ? Pourquoi un site pollue ? C'est quoi le truc ? » J'y réponds dans cet article.
✒️ Avez vous vraiment besoin d'un site Internet ?
Peut être l'épisode à écouter en premier, si vous vous intéressez au thème de l'éco-conception web. Parce que c'est la base. C'est à dire que, comme on dit dans le zéro déchet, le meilleur déchet, c'est celui qui n'existe pas. Si vous n'avez pas vraiment besoin d'un site Internet, tout simplement, ne le créez pas. C'est vraiment la première question à se poser : "Est ce que j'ai vraiment besoin d'un site Internet ?". Plutôt que de se dire "Tout le monde a un site Internet, donc il faut que j'en aie un." Non, pas forcément. C'est donc un article dans lequel je vous donne les bonnes questions à se poser pour savoir si vous avez besoin d'un site Internet. Ce qui est quand même la première étape d'une démarche d'éco-conception web, c'est de se dire "Est ce que vraiment on a besoin du site ou pas ?"
Et enfin, je termine par trois ressources qui sont parfaites si vous avez envie de passer à l'action tout de suite, si vous avez envie d'un truc très concret que vous allez pouvoir mettre en place tout de suite.
✒️ Pollution numérique, 10 gestes simples pour réduire son impact.
Là, on est vraiment dans le concret. Je vous donne 10 gestes à mettre en place pour diminuer votre pollution numérique.
✒️ Communication écologique : 5 gestes simples à adopter maintenant
C'est pareil, je vous donne des idées de gestes à adopter pour avoir une communication plus écologique. C'est simple, clair et très concret.
✒️ 3 façons d'augmenter votre impact sans créer plus de contenu
Plutôt que de créer toujours plus de contenu, c'est trois choses que vous pouvez faire pour réutiliser le contenu déjà existant ou pour créer des contenus qui auront plus d'impact et donc avoir besoin d'en créer moins. En gros, c'est un peu ça l'idée. Et donc je l'ai mis dans « Passer à l'action directement » parce que c'est vraiment trois choses, trois techniques concrètes à appliquer dès que vous le pouvez pour créer moins de contenu tout en augmentant votre impact, au sens d'impacter les gens que vous avez envie d'impacter, pas évidemment augmenter votre impact écologique.
Voilà donc pour le petit récap de mes meilleures ressources pour créer son entreprise en respectant ses valeurs. Ça fait maintenant plus de deux ans que je crée du contenu pour le podcast et le blog et je trouvais que ça pouvait être intéressant de faire un récap et de regrouper les informations par thématique, pour que vous puissiez piocher selon ce qui vous intéresse, plus facilement !
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J'adore la création de contenu depuis des dizaines d'années.
Je pense que j'ai découvert les blogs en 2009 et depuis, je suis assez fan de ce type de contenu. Alors bien sur ça a évolué avec YouTube, avec les réseaux sociaux etc, mais on est quand même toujours sur le même principe.
Des gens lambda créent du contenu sur internet pour d'autres gens lambda. Et j'ai toujours adoré ça. Et aujourd'hui, c'est vrai que beaucoup, beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs et d'entrepreneuses utilisent la création de contenus pour se faire connaître.
Parce que c'est une stratégie un peu plus slow je trouve, un peu plus durable peut-être aussi...
Mais c'est une stratégie qui prend du temps et il faut être patient·e pour avoir les premiers résultats et que ça tourne bien.
Donc on peut vraiment avoir l'impression de s'épuiser à la tâche pour pas grand chose....
Et il y a une chose aussi qui rentre en compte, c'est que quand on crée du contenu, forcément on a un impact sur l'environnement et sur la société. Quand on met quelque chose sur Internet, forcément c'est stocké quelque part et ça a un impact bien réel.
Donc on peut avoir envie de ne pas créer plus de contenu que ce qu'on fait.
Mais pour autant, on a quand même envie d'être plus visible et d'augmenter un peu la portée de son contenu.
Et donc, c'est ce que j'avais envie d'aborder dans cet article : 3 façons d'augmenter la portée et l'impact de vos contenus, sans pour autant en créer plus.
Le premier conseil que je peux vous donner, qui va peut être vous paraître bateau, mais pourtant je suis presque sûre et certaine que vous ne l'exploitez pas à son plein potentiel : c'est tout simplement de promouvoir votre contenu.
En fait, le créer, ça ne suffit pas. C'est même la plus petite partie du travail. Il faut ensuite le promouvoir, c'est à dire le faire connaître.
Parce que vous avez beau créer le meilleur contenu du monde, si personne n'est au courant, ça sert un peu à rien.
Alors, quelques pistes pour promouvoir votre contenu.
Bien évidemment, vous pouvez en parler tout de suite, c'est à dire les choses classiques du style, partager sur les réseaux sociaux :
Voilà, ça c'est les choses qu'on fait un petit peu automatiquement et généralement ça marche bien.
On peut aussi en parler tout de suite dans sa newsletter. Ça c'est une des bonnes façons de promouvoir le contenu et d'amener du trafic tout de suite sur le contenu.
Mais on peut aussi en parler plus tard !
C'est à dire que très souvent, on va créer un contenu et puis on va plus jamais en parler après !
On va le sur Instagram : "Ça y est, j'ai posté un nouvel épisode de podcast"
Et puis après, on va plus jamais en parler.
Sauf que, en fait, on peut très bien continuer régulièrement de le promouvoir, d'aborder le sujet.
Par exemple : donner un petit conseil en story et puis dire "et bien d'ailleurs, si le sujet vous intéresse, j'avais un épisode de podcast complet sur le sujet." Pareil, vous pouvez en reparler dans vos newsletter.
Il y a plein d'occasions !
Je suis sure que si vous réfléchissez cinq minutes, vous allez trouver plein plein d'occasions de parler d'anciens contenus que vous avez déjà créés et dont vous ne faites plus jamais la promotion.
Et c'est quand même dommage parce que souvent on passe du temps, donc autant que le contenu soit le plus diffusé possible.
Ensuite, pour promouvoir le contenu, on peut bien évidemment travailler son référencement.
Alors ça, ça fonctionne surtout pour les contenus longs.
D'ailleurs, dans cet article, quand je vais parler de contenu, ce sera principalement des contenus longs.
Parce que, à mon sens, quand on fait que des contenus courts, par exemple sur Instagram ou sur Tik-Tok, et bien ce n'est pas possible d'augmenter son impact sans créer plus de contenus.
En fait, c'est des plateformes, notamment Tik-Tok, où pour augmenter votre impact, augmenter votre portée, il va falloir toujours créer de nouvelles choses. C'est très difficile de recycler ou de promouvoir d'anciennes vidéos Tik-Tok.
Donc là, je me concentre vraiment sur le contenu long qui pour moi est une stratégie beaucoup plus durable que les stratégies avec des contenus courts.
Et donc l'avantage des contenus longs aussi, c'est qu'on peut travailler le référencement, que ce soit des épisodes de podcast, des articles de blog ou des vidéos par exemple sur YouTube.
On peut travailler le référencement de ce type de contenus pour que les personnes continuent à le découvrir, même des mois ou des années après.
Donc vraiment, si vous produisez du contenu long, attardez vous sur le référencement, parce que c'est quand même le principal avantage des contenus longs !
Le principal attrait de ces contenus longs c'est, certes, de pouvoir avoir un endroit où on peut s'exprimer plus longtemps, où on peut aller plus en profondeur. Mais c'est aussi que ce type de contenu peut être référencé.
Donc tirez-en avantage !
Si vous voulez augmenter votre portée et votre impact sans créer plus, et bien il faut absolument travailler votre référencement.
Et ensuite, la dernière petite astuce pour promouvoir votre contenu, c'est tout simplement de faire des liens internes entre vos contenus.
C'est à dire :
En bref, vous avez compris l'idée.
Et donc ça aussi ça permet de reparler de ses anciens contenus sans forcément en créer de nouveaux.
Et surtout de faire en sorte que nos contenus longs, sur lesquels on a passé du temps et où on a mis tout notre cœur, puissent être découverts par plus de personnes.
Ensuite, la deuxième façon d'augmenter son impact sans créer plus de contenu, c'est tout simplement de recycler son contenu.
Alors là pareil, c'est pas nouveau, on en parle souvent, mais pour autant, je trouve que c'est encore assez peu appliqué en vérité.
Alors c'est quoi le principe de recycler son contenu ?
C'est pas forcément de reprendre un ancien contenu tel quel et de le re-proposer...
Quoi que honnêtement, on peut faire ça parce que de toute façon tout le monde ne va pas voir tout votre contenu....
Quand vous créez du contenu, il y a plein de gens qui passent à côté. Tout simplement pour des questions d'algorithme ou juste de disponibilité des gens. Les gens ne passent pas leur vie sur Internet à être à l'affût de tous les nouveaux contenus qui sortent.
Donc recycler son contenu, au-delà de nous permettre de ne pas toujours créer plus, créer plus, créer plus... C'est aussi permettre à des personnes qui n'auraient pas eu accès la première fois au contenu, d'y avoir accès.
Et donc souvent, la façon de recycler le contenu, c'est que par exemple, on va transformer un article de blog en newsletter et on va aborder le sujet un peu différemment.
C'est à dire que par exemple, dans la newsletter, on va plutôt raconter une histoire. Là où dans l'article de blog, on était plutôt sur un contenu éducatif pur, du style comme je suis en train de faire là : trois façons de faire ceci ou cela.
Et en fait, ça a l'avantage du coup de nous permettre de ne pas toujours créer plus.
Mais surtout, ça va aussi permettre peut être à certains messages de mieux passer.
Parce que parfois, il y a certains messages qui passent mieux sous une forme que sous une autre.
Il y a aussi certaines personnes qui sont plus sensibles, plus réactives à certaines formes qu'à d'autres.
Donc clairement, si vous avez envie d'augmenter votre impact, c'est bien de proposer les messages que vous souhaitez faire passer sous différents formats.
Et ensuite, le troisième avantage du recyclage de contenus, qu'au-delà du fait que tout le monde ne voit pas votre contenu, c'est aussi que votre audience se renouvelle.
Donc c'est à dire qu'il y a des gens qui partent, il y a des gens qui viennent, qui arrivent et voilà, c'est normal, c'est le flot naturel d'une audience qui se construit.
Et du coup, vous, vous pouvez avoir l'impression d'avoir déjà abordé des sujets des milliers de fois, peut être parfois aussi de vous répéter un petit peu...
Mais il faut prendre en compte qu'il y a des nouvelles personnes qui arrivent, qui découvrent le sujet dont vous parlez et qui du coup, ont besoin aussi de comprendre les bases.
Et ça, ça va aussi jouer dans l'augmentation de votre impact sur les gens. Si vous suivez une espèce de courbe montante sur l'expertise de votre sujet, si vous parlez de sujets de plus en plus niches ou compliqués, sans jamais revenir sur les bases, les nouvelles personnes qui découvrent votre sujet ne vont pas forcément y comprendre grand chose.
Parce que c'est une courbe d'apprentissage !
Donc vraiment, recyclez votre contenu.
Au delà de nous faciliter la tâche et de ne pas toujours nous pousser à créer plus de contenus nouveaux, c'est aussi un moyen d'atteindre plus de gens et d'augmenter son impact au niveau du message qu'on a envie de faire passer.
Et ensuite, le troisième conseil que j'ai envie de vous donner sur ce sujet, c'est de créer des contenus plus impactant.
Alors qu'est ce que j'entends par plus impactant ? C'est plus impactant au sens de qui va plus marquer les gens.
En fait, c'est un peu l'idée de publier moins, mais mieux.
C'est à dire que, en fait, il y a deux façons d'aborder les choses pour se faire connaître et se rendre visible avec son contenu.
On peut se dire moi je vais être très très régulier, je vais créer plein de contenus pas forcément très poussés, mais comme je vais le créer souvent, et bien mon audience, elle va augmenter mécaniquement. Et c'est vrai, ça fonctionne ce genre de stratégie. Après, est ce que l'audience est très qualifiée ? Non, mais là, c'est une autre question... Mais c'est une première stratégie qu'on peut mettre en place.
Moi, je trouve ça plus durable, à la fois pour nous et pour la planète, de publier moins mais mieux.
C'est à dire de publier moins souvent, mais de faire des contenus qui sont vraiment utiles, qui se démarquent, qui apprennent vraiment quelque chose de nouveau aux gens.
Parce qu'en fait, la création de contenu maintenant, c'est quand même quelque chose que plein, plein, plein de gens font. Et du coup, on a tendance à avoir souvent quand même les mêmes contenus.
Et en fait, à force de voir les mêmes choses, c'est forcément plus très impactant.
Donc au lieu de s'épuiser à faire beaucoup de contenus mais à dire un peu la même chose que tout le monde, je pense que c'est mieux d'en faire moins, mais d'essayer d'être un peu différenciant, d'apporter un nouvel angle, un nouveau point de vue qui va plus apporter au débat.
Et je ne dis pas ça en mode "faut absolument être hyper différent, hyper clivants"...
Mais simplement, vous avez une opinion, vous avez un point de vue et c'est forcément pas la même façon d'aborder les choses que votre voisin·e.
Donc vous n'avez pas forcément besoin d'aller chercher très très loin pour trouver une façon différenciante de faire les choses.
Faites juste les choses comme vous en avez envie. Abordez les sujets que vous avez envie d'aborder. Quand vous voyez que ce n'est pas abordé, ne vous dites pas : "personne ne parle de ça, c'est que ça n'intéresse personne..."
Non, c'est si vous vous avez envie d'en parler, c'est que certainement, il y a plein de gens qui ont envie d'en parler aussi.
Donc vraiment, n'hésitez pas à essayer de vous libérer un peu des codes que vous voyez et à faire les choses un peu à votre façon.
Et je vous promets que, c'est un peu difficile parfois comme exercice, mais à chaque fois que je l'ai fait personnellement, c'est les contenus qui ont eu le plus d'impact et qui m'ont apporter le plus de résultats.
Donc voilà, c'est vraiment ce qui m'a poussé à me dire : en fait, si je fais moins de contenu mais que mes contenus sont plus impactant, différenciant, marquants, ce sera carrément plus efficace que de faire plein de contenus qui seront un peu dans la masse.
Voilà donc pour les trois façons d'augmenter votre impact sans forcément créer plus de contenu.
J'avais vraiment envie d'aborder ce sujet parce que c'est vrai qu'on est quand même dans un environnement où on nous incite toujours à créer plus, à faire plus, à être plus régulier·e et plus présent·e, à être sur plus de plateformes....
Et je pense sincèrement qu'une autre façon de faire est possible. Et que créer moins mais plus impactant, c'est vraiment bénéfique à la fois pour nous mêmes, parce qu'on va arrêter de s'épuiser à créer du contenu dans le vide, mais c'est aussi bénéfique pour la planète et les personnes qui vivent sur cette planète. Parce que la planète n'a pas besoin d'avoir toujours plus de choses qui créent un impact négatif. Et les gens n'ont pas besoin qu'on leur bourre le cerveau avec encore plus d'infos.... On est dans cette période où on est submergé·es d'informations, tout le temps... Et on a parfois l'impression que notre cerveau va exploser.
Donc je trouvais ça intéressant, peut être d'apporter un autre point de vue qui ne participe pas à ça et qui se dise ok, on peut faire du contenu, apporter des informations aux gens, mais on peut le faire de façon plus respectueuse.
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Une stratégie de communication, vous avez bien compris que c'était important pour le développement de votre entreprise, mais vous ne savez pas comment vous y prendre pour la mettre en place ?
Vous ne savez pas vraiment ce qu'on y trouve ou même ce que c'est concrètement ?
Aujourd'hui, je vous donne les clés pour définir une stratégie de communication durable et efficace !
Stratégie de communication, c'est un mot qui peut faire peur...
Je pense que dès qu'on parle de stratégie, ça fait toujours un petit peu peur.
En tout cas, moi je sais que pendant longtemps, je me disais que définir une stratégie, c'était définir un truc très compliqué, un peu abstrait. On ne savait pas vraiment ce qu'il y avait. C'était réservé à, je sais pas, à des gens qui avaient des idées absolument novatrices et incroyables.
Et puis un jour, j'ai compris ce que c'était vraiment et je me suis dit qu'en fait, il fallait un peu démystifier ça et le rendre accessible.
J'ai aussi envie de parler de la stratégie de communication parce que c'est hyper important quand on a une entreprise de communiquer. Bien évidemment. Si vous avez une entreprise mais que personne ne le sait, ben... vous risquez pas d'en vivre.
Alors après ça peut être un side project, un truc que vous faites pour le kiff et dans ce cas là, on s'en fout ! Vous n'avez pas besoin d'avoir une stratégie de communication.
Mais si vous avez envie de vivre de votre activité, de vivre de votre entreprise et qu'elle soit rentable, je pense que c'est un passage obligé de communiquer de façon efficace.
Et donc c'est vraiment très important de définir une bonne stratégie de communication, qui soit durable et efficace.
Je vais commencer par définir ce que j'entends par stratégie de communication durable et efficace.
Déjà, une stratégie de communication, qu'est ce que c'est ?
En fait, c'est tout simplement la façon dont on va organiser nos actions de communication pour atteindre nos objectifs de communication.
Donc ce que ça veut dire très concrètement, c'est qu'il faut déjà définir un objectif de communication. Par exemple, vous avez envie de communiquer pour vendre vos services. Voilà, c'est un objectif.
Et bien en fait, la stratégie de com, c'est tout ce que vous allez mettre en place pour atteindre cet objectif.
C'est vraiment très, très important de définir les objectifs. Parce que ça sert à rien de communiquer pour communiquer. Je trouve que c'est quand même vachement plus efficace de savoir pourquoi on communique et ce qu'on a envie d'atteindre. C'est valable pour à peu près n'importe quoi dans la vie, mais c'est quand même toujours mieux de savoir pourquoi on fait les choses.
Donc dans une stratégie de communication, on va retrouver :
Enfin bref, il y a plein, plein d'autres choses qu'on pourrait définir.
Tout n'est pas obligatoire et on peut avoir une stratégie de communication simple : par exemple, définir les objectifs et la cible à laquelle on s'adresse (ça, ça me paraît quand même la base). Mais après on peut tout simplement choisir les canaux de communication.
Exemple concret : je vais communiquer sur Instagram et sur mon blog. Sur Instagram, je vais créer des carrousels et des stories, et puis sur mon blog des articles. Je vais faire ça sur Instagram deux fois par semaine et sur mon blog, une fois par semaine.
Voilà, ça, c'est déjà une stratégie de communication, à partir du moment où on s'assure que chaque contenu qu'on crée répond à un objectif.
Donc voilà pour la définition de la stratégie de communication. C'est pas un truc hyper alambiqué, hyper compliqué. C'est juste définir ce qu'on va faire pour communiquer et dans quel but.
Ensuite, la notion de durable, pour moi, il y a deux sens.
Il y a le sens durable, au sens écologique ou éco-responsable (ou peu importe le mot qu'on emploie).
Je trouve que c'est important de définir une stratégie de communication qui prenne en compte l'impact qu'elle a sur l'environnement, sur le monde et la société.
Donc voilà, pour moi, durable, ça veut dire ça.
Si vous avez envie de creuser ce sujet, j'ai deux articles à vous conseiller :
Et puis pour moi, durable, ça veut aussi dire durable dans le temps.
Et donc ça veut dire une stratégie de communication qui ne vous épuise pas, qui ne vous ennuie pas.
Un truc que vous allez pouvoir garder dans le temps.
Envie d'améliorer l'éthique de ton entreprise ? Télécharge la liste des 8 outils plus responsables à utiliser dès maintenant !
Et enfin la notion de efficace.
Moi, l'efficacité, c'est un truc que j'aime bien, j'avoue.
En fait, c'est parce que je suis un peu une flemmarde. Et donc j'aime bien, quand je fais quelque chose, que ce soit efficace et que ça m'apporte des résultats.
Pour que mes efforts, en gros, soient récompensés.
Je pense que c'est un peu ça mon mode de fonctionnement et du coup, par efficace, j'entends une stratégie de communication qui apporte des résultats.
C'est à dire qui vous permet d'atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés.
Alors maintenant concrètement, comment on fait pour créer une stratégie de communication durable et efficace ?
J'ai quatre conseils à vous donner !
Le premier, ce serait d'étudier votre marché.
Alors c'est un peu chiant, on va pas se mentir, mais c'est quand même hyper important, si vous voulez vous assurer de faire des choses qui parlent à votre audience, qui les touchent, qui soient efficaces.
Et autant je pense que c'est important de faire des choses qu'on aime bien et qui nous ressemblent, autant je pense également qu'il y a quand même un équilibre à trouver entre ce qu'on a envie de faire et ce que notre audience a envie de voir.
Je ne dis pas qu'il faut absolument faire tous les derniers trucs à la mode, loin de là, mais pour s'assurer que ce soit efficace, il faut quand même se tenir un peu au courant de ce qui se fait sur le marché, de ce que notre audience apprécie.
Je sais que c'est une phase un peu compliquée, un peu chiante aussi, d'aller regarder le marché, ce qu'il se passe, ce que les gens ont envie d'entendre, de voir, etc.... Mais ça me paraît quand même un travail important pour, encore une fois, avoir des résultats.
Mon deuxième conseil, pour que ce soit durable, c'est de faire un truc qui vous ressemble.
Alors encore une fois, je le répète, je sais que l'équilibre peut être parfois compliqué à trouver, mais je pense que c'est important de comprendre qu'il faut un mix entre entre ce qui fonctionne bien sur le marché et ce qui nous ressemble.
Parce que en fait, si on fait des trucs "qui marchent" mais qui ne nous ressemblent pas et qu'on trouve, soit chiants, soit qui ne sont pas en accord avec nos valeurs, sur le long terme, c'est pas viable.
C'est à dire que c'est un peu comme si vous portiez un masque, que vous faites des choses qui vous ressemblent pas.
Et ça, ça ne peut pas durer éternellement.
Alors parfois on aime bien se faire du mal et ça dure longtemps, mais ça dure jamais éternellement.
Et puis surtout, ça nous met dans une position inconfortable, dans une espèce de dissonance cognitive (= une différence entre ce que l'on pense et ce que l'on fait) qui est très très chiante à vivre.
Et je pense que c'est important de trouver le juste milieu.
Mon troisième conseil, ce serait d'y mettre de l'intention.
En fait, qu'est ce que je veux dire par là ?
C'est que souvent on communique parce qu'il faut communiquer et on fait pas les choses avec stratégie. On ne fait pas les choses de façon réfléchie et du coup, forcément, ça sert un peu à rien.
Alors attention, je ne dis pas qu'il faut que ce soit 100 % du temps, absolument avec un objectif derrière, stratégique, etc. Des fois on a juste envie de partager un truc parce qu'on a envie de le partager. Il n'y a pas vraiment de raisons, de stratégie derrière ça et c'est ok.
Mais je dirais qu'au moins dans 80 % vos actions de communication, sachez pourquoi vous faites ce que vous faites.
La majorité du temps où vous publiez quelque chose, par exemple sur Instagram ou sur votre blog ou sur votre podcast, il faut un minimum avoir en tête : Pourquoi vous faites ça ? Qu'est-ce-que ça va vous apporter ?
Je pense que pour être efficace, c'est important.
Et ça, c'est un truc que je comprends au fur et à mesure du temps. Il ne faut pas juste publier pour dire de publier et pour dire d'être présent·es. En fait, ça ne suffit pas et surtout, c'est s'épuiser pour pas grand chose.
Essayez d'avoir ça en tête, de le mettre en place petit à petit, je pense que c'est vraiment ce qui peut changer la donne et rendre votre stratégie de communication beaucoup plus efficace.
Et enfin, mon dernier conseil ressemble un peu au deuxième mais est là sur la notion de plaisir.
En fait, je pense que c'est très important de ne pas oublier que c'est bien de kiffer sa vie !
C'est important, même essentiel.
Pour moi, la notion de plaisir est très très importante dans la vie. Parce que, comme le dirait une jeune femme malheureusement devenue célèbre malgré elle, on n'est pas venu·es là pour souffrir.
Alors déjà, n'importe où, pour n'importe quelle personne, c'est important d'avoir du plaisir dans la vie. Parce que c'est ce qui permet d'être heureux·se.
Mais je trouve que c'est encore plus important quand on crée son entreprise ! Parce que on a quand même une plus grande liberté que la majorité des autres personnes et parfois, on se met des contraintes et on oublie qu'en fait, on peut faire des choses en se faisant plaisir et que ce sera vachement plus cool.
Et puis du coup, ça rejoint aussi cette notion de : si ça nous ennuie, ce ne sera pas durable.
Au bout d'un moment, ça va nous faire chier et on va arrêter de le faire.
Alors que si on fait des trucs qui nous font plaisir, bah on sera content·es de les faire. Ce sera plus fluide, ce sera plus durable sur le long terme et tout le monde sera bien plus heureux·ses.
Voilà, c'est la fin de cet article. J'espère qu'il vous aura plu et qu'il vous aura été utile pour démystifier le concept de la stratégie de communication ! J'espère aussi que vous savez un petit peu mieux comment vous y prendre et par où commencer pour la créer. Et surtout, en créer une qui vous ressemble, qui vous fasse plaisir et qui soit efficace !
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Vous avez créé votre entreprise pour améliorer le monde à votre échelle ? Vous communiquez auprès de votre clientèle et de votre cible ? Saviez-vous qu'il est possible d'adopter une communication responsable ? Plus respectueuse de l'environnement, des gens et de vous-mêmes ? C'est ce qu'on va voir dans cet article !
Avant de vous donner mes conseils pour adopter une communication responsable, j'aimerais d'abord définir ce que j'entends par communication responsable.
Parce que quand il s'agit de parler de valeurs autour de l'éco-responsabilité, il est important d'être dans la précision et la transparence, au risque de tomber dans le greenwashing.
D'ailleurs, si vous souhaitez savoir comment communiquer sur vos engagements sans tomber dans le greenwashing, cet article pourra vous plaire : Greenwashing, comment prouver votre réel engagement ?
Pour moi, une communication responsable, c'est une communication qui prend en compte les impacts qu'elle a sur son éco-système.
Je parle donc d'impacts sur l'environnement, mais aussi sur la société. Ça amène des thèmes tels que l'éco-responsabilité, la pollution, mais aussi l'inclusivité et l'accessibilité.
C'est vraiment, faire des choix en ayant conscience de leurs impacts positifs et négatifs, en essayant forcément de réduire le négatif. Tout en ayant aussi conscience que l'impact 0 n'existe pas.
Maintenant que la définition est posée, comment fait-on donc pour adopter une communication responsable ?
Envie d'améliorer l'éthique de ton entreprise ? Télécharge la liste des 8 outils plus responsables à utiliser dès maintenant !
Le 1er point qui me paraît primordial dans toute démarche où on se veut plus "responsable", c'est la transparence.
Pour moi, quand on a de bonnes intentions, on ne peut pas mentir. C'est incompatible.
Donc que ce soit dans le fond du message, comme dans la forme, jouez la transparence !
Pour le fond du message, ça signifie de ne pas mentir sur son produit ou son service (la base quand même), de ne pas exagérer sur les bénéfices, voire même d'avoir conscience des failles et de les assumer.
Pour la forme, c'est pareil. C'est ok de montrer qu'on fait des efforts, par exemple de dire que son site internet est éco-conçu. Mais c'est important d'être honnête sur les résultats obtenus, de dire ok, c'est mieux que la majorité mais ce n'est pas parfait et ce n'est pas un impact 0.
Je pense sincèrement que les gens peuvent pardonner et comprendre les imperfections, mais certainement pas la tromperie.
Donc premier principe de base pour une communication responsable : la transparence.
Alors oui je sais, la video c'est un format à la mode. C'est un format qui plait, et c'est un format qui a plein d'avantages.
Et je sais aussi, j'en ai déjà parlé beaucoup. Notamment dans cet article : Vidéo Instagram, 3 bonnes raisons de ne pas s'y mettre
Mais je vais répéter ce chiffre choc : en 2019, l'usage de la vidéo émettait autant de gaz à effet de serre que l'Espagne.
Autant vous dire qu'avec la crise sanitaire qui est passée par là, le télétravail, l'explosion de Tik Tok et tout·es celleux qui les ont copié·es, ça ne s'est pas arrangé.
Alors est-ce que ça veut dire que la video c'est interdit en communication responsable ? Pas forcément. Comme dans tout, c'est une question d'équilibre. Se poser la question, est-ce que mon utilisation de la vidéo apporte plus de valeur qu'elle n'en détruit ?
D'ailleurs pour illustrer parfaitement ce concept, on peut citer le collectif The Shift Project, qui a dénoncé l'impact négatif de la vidéo... avec une vidéo !
Parce que c'est un format viral, et que toucher beaucoup de gens avec ce message a un impact positif plus fort que l'impact négatif généré par cette vidéo en question.
Bref, le message n'est pas 0 vidéo (quoique, si vous y arrivez, c'est très cool), mais stop à la vidéo à tout-va, sans réfléchir aux conséquences.
Pour communiquer, on utilise souvent des outils.
Ça peut-être une boite email, un site internet, un outil de visio, un dossier partagé en ligne, un agenda, ...
Et bien pour pas mal de ces outils, il existe des alternatives plus éco-responsables.
Par exemple, bien sûr, pour le site internet, on peut opter pour un site internet éco-conçu. C'est d'ailleurs mon métier !
Pour la boite email, l'outil de visio, le partage de fichiers en ligne, l'agenda et même la newsletter, je peux vous citer Infomaniak, qui propose tout ça dans une version plus éco-responsable que Google.
Le principe en gros, c'est qu'Infomaniak utilise des serveurs qui polluent moins et qu'en plus, l'entreprise protège vos données, ce qui est un gros enjeu aussi. Ce n'est pas l'objet de cet article mais je vous invite à vous renseigner sur l'importance de la protection des données. C'est pas juste une histoire de "je m'en fou si Google connaît ma vie, j'ai rien à cacher" ou de "moi j'aime bien avoir des pub ciblées", ça va plus loin que ça.
Bref, il y a bien sûr d'autres alternatives. Ce que je vous invite à faire, c'est de vous demander à chaque fois que vous souhaitez utiliser un outil, lequel sera le meilleur choix, en fonction aussi de vos besoins et contraintes. J'utilise encore certains outils de Google, tout simplement parce qu'en terme de fonctionnalités et de contraintes, je n'ai pas trouvé d'alternative satisfaisante. Et c'est ok, encore une fois, la perfection n'est pas le but, ça n'existe pas.
Alors vous le savez surement, mais tout ce que vous publiez sur Internet a un impact sur l'environnement.
Donc selon moi, pour une communication responsable, il est important de maîtriser son rythme de publication. C'est-à-dire, ne pas publier à outrance, ne pas publier pour publier, avoir un objectif en tête quand on publie.
En plus, au delà de l'aspect éco-responsabilité, publier avec intention vous aidera aussi à développer votre entreprise, puisque vos publications seront plus efficaces.
Quand je parle de publications, je parle bien sûr des réseaux sociaux, et de leur algorithme qui pousserait à toujours plus publier. Mythe ou réalité, personne ne sait vraiment mais en tous cas, beaucoup de personnes ont cette idée en tête.
Mais je parle aussi de podcast, de blog, de newsletter et même pourquoi pas de flyers imprimés. En fait, c'est tout ce qu'on va produire pour communiquer sur son entreprise.
Pour une communication responsable, ça me paraît important de maîtriser le rythme, de savoir pourquoi on le fait et de s'assurer que ce sera utile, pour les gens et/ou pour nous.
Alors comme d'habitude j'ai envie de nuancer mon propos et de vous dire que si l'envie vous prend de publier votre chat en story une fois de temps en temps juste parce qu'il est mignon, ça va, le monde ne va pas s'effondrer en un instant. Mais voilà, le principe général quand même doit rester de maîtriser tout ça.
Et enfin, le dernier conseil que j'ai envie de vous donner c'est d'opter pour une communication inclusive.
L'inclusivité, c'est le fait d'inclure les personnes qui sont habituellement plutôt exclues et dites appartenant à des "minorités".
En gros, c'est un peu tous les gens qui ne sont pas des hommes blancs, valides, cisgenres et hétérosexuels.
On avait parlé plus longuement de ce sujet et de son importance avec Léa, qui nous avait aussi donné plein de conseils pour justement adopter une communication plus inclusive dans cet épisode de podcast : Avoir une communication plus inclusive dans son entreprise
Et pour moi c'était impossible de ne pas le mentionner quand on parle de communication responsable parce que justement, on a une responsabilité sur ce sujet quand on prend la parole publiquement, ce qu'on fait avec nos entreprises.
Donc je vous invite vraiment à écouter cet épisode, mais l'idée c'est que les entreprises ont un rôle à jouer dans la représentation du monde.
La pub, la communication des entreprises participent à l'imaginaire collectif de ce qu'on imagine être la société. Et pour moi aujourd'hui cet imaginaire, même si il est en train de changer, il n'est pas encore juste. Donc prenons nos responsabilités, et participons à ce changement on étant plus inclusif·ves.
Voilà donc pour les conseils que je peux vous donner pour adopter une communication responsable. J'espère que ça vous aura été utile et que ça vous donnera envie de passer à l'action et de changer les choses.
Si j'ai un dernier conseil à vous donner, ce serait de faire une chose à la fois, et de ne pas essayer de tout changer d'un coup si vous avez déjà des choses en place et que vous avez envie de les améliorer.
Comme je le dis souvent, c'est un chemin, alors on prend un pas après l'autre !
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Il y a maintenant presqu'un an, je me suis lancée dans l'aventure de l'entrepreneuriat à plein temps.
J'ai mis quelques années avant de comprendre que c'était vraiment ce qu'il me fallait, et surtout, à me sentir assez capable et confiante pour sauter le pas. Ce qui m'a beaucoup aidée, ce sont tous les contenus sur les coulisses de l'entrepreneuriat. Ça a beaucoup démystifié les choses pour moi et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai lancé une série de vlogs sur le podcast Entreprendre Éthique.
Aujourd'hui, j'avais envie de partager tout ce qui a changé dans ma vie depuis que j'ai pris cette décision. Le bon comme le moins bon. Pour à mon tour participer encore un peu plus à rendre accessible l'entrepreneuriat. Alors c'est parti !
Ce premier point va peut-être vous paraître étrange, mais pourtant c'est ce qui m'a inspirée cet article. J'ai fait le constat que depuis que j'entreprends, je m'accepte beaucoup mieux.
D'un point de vue "physique" d'abord.
Avant par exemple, c'était difficile pour moi de sortir sans maquillage. Je faisais aussi un peu plus attention à comment j'étais habillée. Et même si j'aime toujours me maquiller parfois et porter des vêtements que j'aime, je réalise que je n'ai vraiment plus aucun problème à sortir en short / tee-shirt et que je fais des stories très régulièrement sans filtre et sans make-up.
Et tout ça sans me sentir moche.
Je pense que ce qui a changé, c'est que je ne croise plus de collègues tous les jours.
Et donc, j'ai beaucoup moins cette pression sociale du paraître qui me pèse.
Si vous êtes une personne qui se maquille régulièrement, je suis sure que vous avez déjà entendu de la part de vos collègues "ho t'as l'air fatigué·e" le jour où vous vous êtes pointé·e sans make-up...
Alors je pense que l'entrepreneuriat n'est pas la seule raison qui explique ce changement. Il y a aussi sûrement le fait de prendre de l'âge, l'évolution de la société où, quand même, on voit plus de diversités de corps et de beautés, ma très forte déconstruction personnelle grâce à mon féminisme ou encore même ma sortie de l'hétérosexualité.
Mais quand même, le fait de ne plus être soumise au jugement des autres tous les jours (parce que c'est clairement ce qu'il se passe en entreprise), ça m'a vraiment aidée à m'accepter et m'apprécier physiquement telle que je suis.
Et c'est quand même un sacré gain de confiance et de temps !
Dans la même veine d'acceptation de soi, depuis que je suis entrepreneuse à plein temps, j'ai beaucoup mieux compris mon rythme de fonctionnement.
Là où en entreprise, le même rythme est imposé à tout le monde, ce n'est pas le cas quand on travaille pour soi.
Et honnêtement, c'est un peu déstabilisant au début. Beaucoup de personnes qui entreprennent se "forcent" à garder le rythme de l'entreprise, voire même pire.
Pourtant, on ne fonctionne pas toustes de la même façon. Certaines personnes sont pleines d'énergie tout le temps, et d'autres beaucoup moins. C'est comme ça et c'est pas grave.
Le truc, c'est juste de comprendre comment on fonctionne pour adapter son rythme et se sentir beaucoup mieux.
C'est quelque chose que j'ai réussi à faire, un peu naturellement, parce que j'ai eu l'opportunité de pouvoir m'écouter et choisir mon rythme.
Mais aussi et surtout grâce au mouvement du slowpreneuriat, un entrepreneuriat où on écoute son corps, où on travaille moins mais mieux, pour préserver son énergie et son temps perso.
Si c'est quelque chose qui vous parle et vous intéresse, j'ai une ressource à vous proposer :
La troisième chose que l'entrepreneuriat a changé dans ma vie, c'est que désormais, je peux vraiment respecter mes valeurs dans ma vie pro.
C'est une des raisons qui m'ont poussée à quitter mon job salarié et à me reconvertir. Je ne me retrouvais pas assez dans le sens et l'utilité de mon ancien job. J'avais l'impression de ne servir à rien, sinon à ramener du profit à ma boite, qui, même si elle n'étais pas la pire, n'étais pas non plus une entreprise que je considèrerais comme vertueuse pour le monde.
Depuis que je me suis lancée en indépendante, j'ai vraiment réussi à allier un job qui me plaît et qui a du sens. Puisqu'aujourd'hui, je crée des sites internet éco-responsables et j'ai la sensation de participer à mon échelle, que ce soit grâce à mes services ou grâce à ce blog, à diffuser de meilleures pratiques dans l'entrepreneuriat.
Et ça, je pense vraiment que c'est une des choses dont je suis le plus fière dans ma vie aujourd'hui.
La 4e chose positive que l'entrepreneuriat m'a apportée c'est le fait que, de nouveau, j'apprends des choses tous les jours ou presque.
Je trouve qu'il y a une période dans notre vie, en gros de notre naissance jusqu'à la fin de notre scolarité, où on apprend énormément de choses. Et je trouve ça très riche.
Et puis après, on trouve un job, on apprend encore un peu au début, puis généralement, on tombe dans une espèce de routine. Le soir, quand on rentre, on est trop crevé·es ou on a juste la flemme de faire autre chose de notre cerveau.
Alors petit à petit, on arrête d'apprendre.
Et avec l'entrepreneuriat, je trouve que ce truc d'apprentissage continu revient en force.
Souvent, tout ou presque est inconnu, alors on apprend. Que ce soit via les formations, les accompagnements, les podcasts ou justes les recherches Google ou Ecosia quotidiennes.
Et personnellement, je suis très contente de retrouver cette dynamique d'apprentissage.
Je trouve que le salariat avait pour effet d'un peu "endormir" mon cerveau, et je n'avais plus l'énergie le soir ou le week end de m'intéresser à d'autres choses. J'avais juste envie de me reposer.
L'entrepreneuriat a réveillé mon cerveau : je suis beaucoup plus alerte, à l'écoute et curieuse.
Alors je ne dis pas que tous les jobs salariés font cet effet sur tout le monde, mais moi, ça m'a vraiment apporté ça.
Et enfin le 5e point positif de l'entrepreneuriat, c'est la flexibilité que ça apporte.
Alors ce point là est un peu plus évident que les autres peut-être, mais c'était vraiment un sujet très important pour moi.
J'ai vraiment du mal avec le fait de devoir travailler tous les jours, aux mêmes horaires, avec seulement le week end et 5 semaines par an pour vivre comme on l'entend.
Je comprends que ce modèle peut convenir à plein de gens et ce n'est vraiment pas un jugement de ma part, mais ce n'est pas fait pour moi, en tous cas dans l'état actuel de ma vie.
Et tous les jours je réalise le luxe que c'est de :
Quand on y pense, c'est fou que le fait de pouvoir librement décider de notre rythme, que notre liberté de choisir comment remplir nos journées soit devenu un luxe, mais ça, c'est un autre débat.
En attendant, pour moi, cette flexibilité ça reste vraiment l'un des plus gros avantages de l'entrepreneuriat.
Bon, le but ici n'est pas de dépeindre une vie rêvée, mais la réalité.
Et la réalité, c'est que certes, il y a des choses qui ont changé dans ma vie et qui sont super cools. Mais il y a aussi d'autres points, un peu moins cools, qu'il me semble important de partager aussi.
Alors pour moi, le point négatif n°1, en tous cas à mon niveau de développement actuel, c'est l'insécurité financière.
Pour vivre aujourd'hui de façon confortable et simple, il faut de l'argent. Qu'on aime ou pas cette idée, c'est un fait.
Et le gros avantage du salariat, c'est qu'à la fin du mois, tu sais que tu auras ton salaire, et tu sais combien.
Dans l'entrepreneuriat, c'est différent. Surtout (je pense) au début. La vision financière à long terme est quand même beaucoup moins claire et sécurisée. Et c'est un point non négligeable dans une vie.
Alors après, ça s'anticipe, ça se gère... Mais quand même, il faut le mentionner, l'insécurité financière fait souvent partie de l'équation, au moins pour un temps.
Donc ça, c'est vraiment un point qui a beaucoup changé dans ma vie depuis que j'entreprends, ma situation financière est beaucoup moins "sereine" aujourd'hui qu'il y a 5 ans.
Deuxième chose un peu challengeante qui a changé dans ma vie, c'est le fait qu'aujourd'hui, je dois faire preuve de beaucoup plus d'auto-discipline.
Avant, quand j'étais salariée, bon ben j'étais au boulot de 9h à 17h et je n'avais clairement rien d'autre à faire pendant ce laps de temps que mon travail. Donc c'était facile (plus ou moins selon les jours quand même) de se mettre au travail.
Maintenant, personne n'est là pour me demander des comptes (enfin si, un peu ma clientèle).
Si je ne me mets pas moi-même des objectifs, des dead-lines, des projets, personne ne le fera à ma place. Et puis si je respecte pas ce que je me suis fixé, idem, personne ne trouvera rien à redire à part moi.
Et ça, c'est vraiment très différent par rapport à avant, et ça demande du temps avant de trouver les bonnes méthodes et le bon équilibre.
Là, ça va bientôt faire un an que je suis lancée, et je commence seulement depuis quelques semaines à réussir à trouver un bon rythme entre ma flemme et mes projets.
Troisième point un peu plus compliqué à gérer que j'avais envie d'aborder, c'est la disponibilité.
Alors je l'ai dit juste avant, cette disponibilité, le fait d'être flexible, c'est un des plus gros avantages pour moi de l'entrepreneuriat.
Mais il y a aussi un revers de la médaille que je n'avais pas vu venir, c'est qu'en fait, on est disponible. Donc, quand quelqu'un doit prendre du temps pour un rendez-vous administratif, c'est souvent moi. Quand des ami·es viennent à la maison et qu'il faut les accueillir en pleine semaine, bien sûr je suis là.
Dès qu'il faut prendre du temps pour faire X ou Y choses, le choix se porte naturellement vers moi, qui suis là, à la maison, plutôt que vers ma conjointe qui est salariée et travaille de 10h à 19h tous les jours ou presque.
Ça paraît logique, mais je trouve qu'il y a du coup un risque de créer un déséquilibre dans la charge "domestique" au sens large. Et j'imagine qu'avec des enfants, ça doit être encore plus difficile à gérer.
Le point qui me bloque le +, au delà du fait de prendre en charge plus de choses, c'est surtout que du coup, c'est mon job qui est sacrifié, mon temps de travail.
Alors je n'ai pas de solution miracle et c'est quelque chose qui me questionne encore.
Parce que oui, bien sûr, c'est plus facile pour moi. C'est moins évident de demander à un·e employeur·se d'avoir du temps. Ça veut dire potentiellement moins de congés pour le temps perso, et parfois l'entreprise peut tout simplement refuser.
Mais je trouve du coup que ça entraine un genre de mécanisme, où on ne se pose même plus la question de qui va prendre sur son temps de travail, c'est forcément la personne qui est indépendante.
Et même sans être dans une dynamique de couple, même à titre perso, j'ai tendance à moins facilement faire passer mon entreprise en priorité.
Là où quand on est salarié·e et qu'on bosse à certains moments, ben on dit juste "non je ne peux pas je travaille". C'est moins évident je trouve à dire quand on est à son compte. Et d'ailleurs l'entourage le comprend moins aussi.
Bref, une vaste question à explorer !
Voilà donc pour les choses qui ont le plus changé dans ma vie depuis que je me suis lancée dans l'entrepreneuriat ! L'article est déjà long et pourtant je pense qu'il y aurait encore plus de choses à dire !
Si ce concept vous plaît et que vous voulez une V2, n'hésitez pas à le dire en commentaires.
J'espère que cet article vous aura été utile, qu'il vous aura donné de nouvelles pistes de réflexion que vous soyez déjà à votre compte ou que vous envisagiez de vous lancer !
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De plus en plus de personnes souhaitent entrer dans une démarche de communication écologique. Ces personnes souhaitent développer leur activité certes, mais elles savent que leurs actions ont des conséquences sur l’environnement et elles cherchent donc des moyens de diminuer cet impact négatif.
Dans cet article, j’ai eu envie de revenir sur, déjà, ce que ça veut dire pour moi une communication écologique, et ensuite, de vous donner 5 gestes simples, que tout le monde peut mettre en place pour diminuer l’impact négatif de sa communication.
Alors avant toute chose, j'aimerais définir ce que j'entends par communication écologique. Parce que c'est vrai que les mots "écologique" ou "éco-responsable" sont un peu galvaudés, et qu'à force de les entendre à tort et à travers, on ne sait plus vraiment ce qu'il y a derrière...
L'écologie, à la base, c'est une science qui étudie les relations des êtres vivants entre elleux et avec leur éco-système, leur environnement.
Mais aujourd'hui, on le comprend beaucoup plus souvent dans son deuxième sens qui est plutôt celui d'un courant qui vise un meilleur équilibre entre les personnes humaines et l'environnement, et surtout la protection de cet éco-système et des autres êtres vivants qui y vivent.
Donc pour moi, une communication responsable et écologique, c'est une communication qui prend en compte cet aspect. Une communication qui a conscience des impacts négatifs qu'elle peut engendrer sur l'environnement, et qui essaie de les diminuer.
Je ne peux m'empêcher de penser au greenwashing quand je pense à la communication écologique. Parce qu'un certain nombre de marques et d'entreprises ont compris qu'aujourd'hui les consommateurices étaient avertis à ce sujet, et qu'iels y prêtaient attention dans leur choix.
Donc beaucoup de marques communiquent sur leurs engagements écologiques, plus ou moins sincères et authentiques...
L'idée ici, c'est pas de mettre en place ces 5 gestes pour une communication écologique, si à côté, vous ne prêtez pas du tout attention à l'impact négatif que peut avoir votre activité sur l'environnement. Par exemple, quand Volkswagen met en place un site éco-conçu et communique dessus, alors que son activité c'est de fabriquer des voitures ultra polluantes, c'est du greenwashing.
Je tenais quand même à faire ce petit rappel avant d'aller plus loin.
À LIRE ENSUITE : GREENWASHING, COMMENT PROUVER VOTRE RÉEL ENGAGEMENT ?
Maintenant que le contexte est posé, il est temps de passer à la partie pratique et concrète de cet article, avec les 5 gestes à mettre en place pour une communication plus responsable !
Le premier geste, c'est tout simplement de garder vos appareils le plus longtemps possible.
En effet, pour communiquer, il y a fort à parier que vous utilisez le digital, et donc, des appareils comme un ordinateur, un téléphone ou une tablette.
La fabrication de ces appareils polluent énormément, bien plus que leur utilisation ou recyclage. Les garder le plus longtemps possible est donc la chose la plus impactante à faire. En effet, moins on en achète, moins on en produit.
Donc essayez de changer d'appareils quand vraiment, ils ne fonctionnent plus et que vous ne pouvez pas les réparer. Et pas seulement parce qu'un nouveau modèle plus performant est sorti.
Et quand vous changez, dirigez-vous vers la seconde main ou le reconditionné.
À LIRE ENSUITE : POLLUTION NUMÉRIQUE, 10 CHOSES À FAIRE POUR RÉDUIRE SON IMPACT
La deuxième chose que l'on peut faire pour une communication plus écologique, c'est d'opter pour l'éco-conception de ses supports.
Éco-concevoir, c'est fabriquer quelque chose en essayant de diminuer au maximum les effets négatifs sur l'environnement, tout en gardant la qualité fonctionnelle.
Par ici, je vous parle souvent d'éco-conception web, c'est-à-dire le fait de créer des sites internet plus éco-responsables.
Mais on peut aussi éco-concevoir ses supports de communication print, c'est-à-dire les flyers, les cartes de visite, les brochures, etc...
Si l'éco-conception de supports imprimés vous intéresse, je vous recommande de suivre Lucile Quero.
POUR UN SITE INTERNET ÉCO-CONÇU, RENDEZ VOUS PAR ICI
Le 3e geste que l'on peut mettre en place, selon moi, c'est de privilégier la qualité à la quantité.
C'est vrai qu'aujourd'hui, dans la communication, on est un peu dans l'ère du toujours plus. Particulièrement sur les réseaux sociaux bien sûr, mais pas que.
On nous répète qu'il faut poster de façon ultra-régulière, minimum 3 fois par semaine sur Instagram, faire des stories tous les jours, pour nourrir la machine, et que l'algorithme nous donne un peu de visibilité en retour.
Et évidemment, plus de contenus = plus de pollution.
Mais faut pas oublier que derrière l'algorithme, il y a aussi les comportements de notre audience. Des personnes bien réelles qui consomment notre communication.
Et en fait, poster du contenu de qualité, qui apporte vraiment quelque chose, ça marche aussi.
Si on ne vient pas tous les jours, mais que quand on vient, on a quelque chose à apporter, c'est suffisant. Alors vous n'allez peut être pas atteindre les 10 000 abonnés en un an et les 1 millions de vues sur votre reels, mais ce ne sont pas les choses importantes à regarder.
Ce qui est important, c'est que votre message touche les bonnes personnes, soit pertinent et impactant. C'est ça qui fera grandir votre entreprise concrètement. Pas d'être vu·es par des millions de personnes qui s'en tapent...
Le 4e geste qu'on peut mettre en place pour une communication plus écologique concerne la vidéo.
Sujet ô combien d'actualité, toutes les plateformes poussent la video à fond, les créateurices d'entreprise aiment souvent beaucoup ce format pour leur communication.
Par exemple, on voit souvent ce format sur les pages d'accueil de site web. On a l'impression que ça rend les choses beaucoup plus vivantes. Oui MAIS.
La vidéo, c'est le format qui aujourd'hui plombent totalement l'empreinte carbone du numérique Alors c'est beaucoup dû au streaming type Netflix et Amazon Prime, mais aussi à toutes les vidéos qu'on héberge sur Youtube, ou qu'on publie sur les réseaux sociaux.
Donc pour moi, si vous voulez opter pour une communication écologique, vous ne pouvez pas poster des vidéos sans vous poser de questions. Je ne dis pas que la réponse est forcément de ne pas l'utiliser, mais le pour et le contre doivent vraiment être pesés.
Et enfin, le dernier geste va concerner les cadeaux qu'on offre à notre clientèle pour améliorer leur expérience.
C'est une pratique très répandue, surtout dans le e-commerce. Par exemple, quand on commande des cosmétiques, on va recevoir des échantillons. Ou alors quand on commande des fringues, on reçoit un tote bag ou autre. Mais c'est aussi une pratique dans la prestation de services.
Moi par exemple, je suis consommatrice de formations en ligne et plusieurs fois, j'ai reçu des cadeaux non sollicités suite à mon inscription.
Alors bien sûr ça fait plaisir d'avoir un petit colis surprise dans sa boite aux lettres. Mais ces cadeaux ont un impact environnemental, que ce soit pendant leur fabrication ou pendant leur transport, ou même pendant leur recyclage ou non si les gens ne les gardent pas.
On peut donc envisager des façons de faire cela de façon plus écologique.
Déjà, en se posant la question de l'éco-responsabilité ou non des cadeaux qu'on offre.
Mais aussi et surtout, en donnant le choix. Je reprends mon exemple perso : j'ai reçu une fois des carnets de notes, et une autre fois, des marques pages.
Pour les carnets de notes, si je suis une personne qui utilise uniquement le digital, ça ne me sert à rien. Idem pour les marques pages, si je ne lis pas, c'est inutile.
Donc une bonne solution serait de me donner le choix lors de ma commande, de recevoir ou non le cadeau, voire de choisir entre plusieurs celui qui me sera utile. Et en bonus, je trouve que l'expérience clientèle n'en sera que meilleure.
Envie d'améliorer l'éthique de votre entreprise ? Téléchargez la liste des 8 outils plus responsables à utiliser dès maintenant dans votre entreprise !
On arrive donc à la fin de ces 5 gestes pour une communication plus écologique. J'ai voulu cet article très concret et pratique, avec des idées à mettre en place facilement et rapidement, pour favoriser la mise en action, car c'est comme ça qu'on avance le mieux ! Partagez moi vos gestes à vous en commentaire !
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Aujourd'hui j'avais envie de vous parler d'un terme que vous avez surement tou·tes déjà entendu : le greenwashing. Aussi appelé éco-blanchiment (en français du coup), le greenwashing c'est le fait pour une entreprise (ou toute autre organisation d'ailleurs) d'utiliser l'argument écologique pour vendre plus ou améliorer son image, alors que ses actions ne sont pas réellement écologiques.
Par exemple, quand une marque de fast-fashion met en avant à coup de gros spot de pub sur TF1 une gamme de vêtements en coton bio, c'est du greenwashing. Parce que la fast fashion par nature, ça n'est pas écologique. Et même si tu sors une gamme bio, qui représentera une infime partie de ta production monumentale, ça ne change rien, si ce n'est que ça trompe les consommateurices qui auront l'impression que la marque s'engage, alors que non.
Parfois, le greenwashing est plus "subtil". Par exemple, quand l'une des entreprises les plus polluantes au monde revoit toute sa communication et ajoute du vert dans son logo et des belles images d'éoliennes et de nature dans ses pub à la télé. Là, l'entreprise ne dit pas "directement" qu'elle est écologique (parce que quand bien même, personne ne la croirait). Mais subtilement, par d'autres moyens, elle se donne une image bien plus verte que la réalité.
Et donc résultat, pour les consommateurices et du coup, notre clientèle, ça devient de plus en plus difficile de faire le tri entre entreprises vraiment engagées et éco-blanchiment. Alors comment, nous, créateurices d'entreprises, peut-on prouver que notre engagement est réel, et que ce n'est pas simplement une technique marketing pour vendre plus ?
Et bien, je vais vous donner 3 choses à faire pour prouver que votre engagement n'est pas du bullshit.
Alors la première chose à faire, ça va être de prouver, vraiment, avec des vraies preuves, qu'on est aussi engagé·es qu'on le dit.
Parce que c'est facile de dire que notre produit ou service est plus durable ou éthique, mais, globalement, tout le monde peut le dire et j'ai même envie de dire, tout le monde ou presque le dit. Aujourd'hui, dès qu'on voit une communication, dans 80% des cas, on va retrouver des mots tels que "durable, authentique, naturel, éthique, ..."
Mais pour prouver que vos engagements sont vraiment sincères et importants, vous pouvez essayer d'apporter des preuves concrètes. Et ça, ça peut passer par des labels, ou des certifications ou encore des indices de mesure.
Pour prendre un exemple concret, dans mon activité de création de sites web plus eco-responsables, je mesure pour chaque projet l'ecoindex. C'est un indicateur créé par un collectif qui regroupe des experts du numérique responsable, dans un but non lucratif, donc on ne paie pas pour avoir cet indicateur. C'est vraiment pour aider les créateurs de site web à s'auto-évaluer et mesurer l'impact de leur projet. Donc c'est une note de A et F, un peu comme le nutriscore sur les aliments, et si tu as A c'est super, ça veut dire qu'effectivement ton site respecte les bonnes pratiques de l'eco-conception. Et si tu as F, bon ben tu ne peux pas dire que ton site est plus eco-responsable que la moyenne...
Donc c'est un moyen pour moi de prouver que mon engagement est réel et que ce n'est pas une technique de greenwashing.
La deuxième technique bien connue des pros de l'éco-blanchiment, après le fait de dire des choses sans prouver, c'est de dire des choses un peu vagues.
Par exemple, ce produit est plus naturel, ou plus durable, ou plus éthique, ou plus responsable, mais sans expliquer clairement pourquoi et comment.
Donc pour ne pas tomber dans ce piège, ce que vous pouvez faire c'est préciser les choses. Par exemple, ce produit contient 90% d'ingrédients naturels, ou ce vêtement est plus responsable parce que acheté de seconde main, etc...
Si vous vendez des services ou que votre engagement est plus global au niveau de votre entreprise, vous pouvez aussi rédiger une "charte d'engagements". C'est quelque chose qui se fait souvent dans le cadre d'une démarche RSE (= Responsabilité Sociétale des Entreprises) un peu plus structurée, mais vous pouvez très bien le faire à votre échelle et le mettre à disposition par exemple sur votre site internet.
J'ai d'ailleurs prévu moi-même de le faire dans les semaines qui arrivent. Et ça peut prendre la forme que vous voulez, l'idée c'est juste de lister tout ce que vous faites pour respecter vos valeurs et votre engagement, comme ça les personnes qui souhaitent travailler avec vous savent exactement à quoi s'en tenir.
Enfin la dernière chose à faire pour prouver que vous ne faites pas de greenwashing, c'est d'être transparent·es.
L'engagement c'est un chemin et comme je le dis souvent : la perfection n'existe pas. Il ne faut pas être parfait·es pour agir, parce que sinon on ne fait jamais rien. Mais c'est important d'être honnêtes sur ce qu'on fait et ce qu'on ne fait pas.
Si on prend encore une fois l'exemple de mon activité, je sais que sur l'accessibilité de mes sites web, j'ai encore des choses à apprendre. J'ai la base des bonnes pratiques mais je sais que je pourrais aller plus loin et j'ai d'ailleurs prévu de me former pour cela. Donc je ne mens pas à ma clientèle sur ce sujet, je leur dis ce que je suis capable de proposer aujourd'hui : ce que je sais faire, et ce que je ne sais pas encore faire.
Être conscient·es de ses faiblesses c'est encore le meilleur moyen d'avancer donc il ne faut surtout pas hésiter à communiquer sur notre cheminement et nos avancées, ça peut aussi être le moyen d'éveiller des consciences, et d'inciter à l'action des personnes qui peut être se mettaient la pression de la perfection.
Envie d'améliorer l'éthique de votre entreprise ? Téléchargez la liste des 8 outils plus responsables à utiliser dès maintenant dans votre entreprise !
Voilà donc pour les 3 choses essentielles à faire pour prouver que notre communication n'est pas du greenwashing. Ces conseils fonctionnent aussi si votre engagement porte sur d'autres choses parce qu'aujourd'hui, on parle aussi par exemple de femwashing, donc quand les marques utilisent l'argument féministe pour vendre sans être vraiment féministes... Donc quelque soit vos valeurs, si vous voulez prouver qu'elles comptent vraiment pour vous et que ce n'est pas du bullshit, vous pouvez appliquer ces 3 choses.
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